‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 107 sur 246 · Saglio, Funus, fig · texte numérisé non relu

Saglio, Funus, fig

144 ROME ET l'empire.

nous intéressent, quand on y trouve, comme cela est fréquent, une représentation ou tout au moins des indications sur Tidée que les anciens se faisaient de la vie future. Toutes les civilisations ont ainsi traduit leurs croyances : les Étrusques dans leurs tombes souterraines; les premiers chrétiens dans les catacombes et dans les sarcophages du musée de Latran ; le moyen âge dans les curieuses peintures du Campo Santo de Pise (Triomphe de la mort et Jugement dernier), et au portail des cathédrales.

Est-ce défaut d'inspiration, incertitude dans les croyances, maladresse des artistes? L'antiquité romaine est relativement bien plus pauvre ici, bien moins précise que les autres civilisations. Dès qu'ils touchent ce sujet, ici comme dans les autres sujets de Pompéi, les artistes romains se réfugient tous dans la mythologie. La descente d'Orphée aux enfers du musée de Latran, qui provient d'un tombeau, n'intéresse guère que par la précision réaliste de certains détails.

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