‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 147 sur 246 · Vitruve, V · texte numérisé non relu

Vitruve, V

4. Virgile, Catal. vu, 4 : scholasticorum natio madens pingui.

'5. Voir dans V Anthologie^ R. I, 286, Symphosius schola»' ticus.

De la disposition des écoles Tarchéologie ne nous apprend quasi rien, et il n'y a pas lieu de s'en étonner. Les rhéteurs qui prétendaient à l'éloquence, un art de tous les milieux et de toutes les situations, affectaient d'être prêts partout et de s'accommoder de tout abri. On déclamait dans les exèdres, dans les palestres (Vitruve prévoit pour cela une installation) ^ On déclamait dans les thermes, sous les portiques et même en plein air, sous l'éclat de ce soleil que les critiques malins opposaient toujours à l'ombre de l'école. De toute manière une salle ou même une place quelconque suffisait à cet enseignement, pour les maîtres comme pour les élèves *. Dans Jes provinces, les rhéteurs et les sophistes de passage convoquaient le public dans le plus grand édifice, dans une basilique ou plutôt au théâtre.

Les « petites écoles », celles des grammairiens {viles ludi) ', étant des plus modestes, avaient une tout autre installation. Il leur fallait s'établir à demeure. Si le maître avait l'appui de la cité, il obtenait parfois une salle d'un monument public,

1. V, 11 : exedrae spatiosœ habentes sedes in quibus philosophi, rhetores^ reliquique qui studiis delectantur, sedentes disputare possint (des exèdres spacieux, avec des sièges où puissent s'asseoir en discutant les philosophes, les rhéteurs et tous ceux qui aiment l'étude).

2. Saint Augustin {Conf., VI, 9) raconte de son élève et ami Alypius : cum... medio die cogitaret in foro quod recitaturus erat, sicut exerceri scholastici soient (alors qu'au milieu du jour, il préparait dans le forum ce qu'il allait réciter, ainsi qu'ont coutume de faire les élèves des rhéteurs).

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