‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 148 sur 246 · Horace, Sat. X, i · texte numérisé non relu

Horace, Sat. X, i

dans quelque coin du forum: autrement il allait se réfugier à ses frais dans quelque boutique [taberna]^ et au besoin sous le toit, dans une mansarde (pergula) *. La vie de ces grammalici ou litteratores était dure. On exigeait beaucoup d'eux et on les payait mal. 11 arrivait à tel pauvre maître d'être battu par ses élèves '. Il est vrai que maint rhéteur n'était pas mieux traité, et l'on sait ce que dit saint Augustin ^ des jeunes tapageurs {eversores)^ dont les exploits, à Carthage comme à Rome, se faisaient toujours aux dépens du maître. Les scènes empruntées à la vie d'école, assez nombreuses dans les fresques de Pompéi et d'Herculanum, outre qu'elles sont sans doute idéalisées, ne nous apprennent rien que nous n'ayons pu concevoir, ce semble, sans leur secours : ce sont des figures d'enfants tenant un rouleau ou des tablettes simples ou doubles ; ils écrivent ou se préparent à écrire, le style porté à la bouche; ou bien ils dessinent ou récitent; enfin dans un cadre formé par des colonnes au-dessus desquelles courent des

i. Dans l'épisode de Virginie, Tite-Live, III, 44, 6 : Virgini venienti in forum^ ibi namque in tabernaculis litterarumr liidi eran^ (la jeune fille venait au forum; car c'est là, dans de petites boutiques, que se trouvaient les écoles). Dans un passage de l'Histoire-Auguste, Pesc. Nig., H, fin, il est question des pergiilsB magistrales de la capitale.

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