M. Schreiber, Rhein. Mus., XXXI (1876), surtout p
est la contre-partie presque inévitable de toute diffusion de goûts artistiques. Toute brillante noblesse suscite une levée de parvenus ; c'est une sorte de cortège par lequel le faux et le médiocre rendent hommage au vrai et au beau ^
Ajoutons, pour ne rien dissimuler, qu'on fabriquait à l'avance des statues mal dégrossies, comme chez nous, pour les serrures vulgaires, l'ouvrier a des clefs toutes prêtes, auxquelles il n'y a qu'à donner la dernière main. Cela prouve seulement l'ingéniosité de l'antiquité. Pour le fond il n'en demeure pas moins que, pendant les preraiiers siècles de notre ère, on ne séparait pas l'amour du luxe, le désir même du confort, du goût des arts. L'art était pour les Romains de l'Empire, non l'ornement, mais une partie nécessaire de leur vie.
Si la thèse que j'ai soutenue dans ce chapitre laissait quelque doute dans l'esprit du lecteur, je lui demanderais de se replacer par l'imagination dans une grande maison ancienne, où l'on rétablirait tout le mobilier dont on l'a dépouillée; un palais comme la villa d'Hadrien serait un cadre trop ambitieux : une maison de Pompéi suffirait; que le lecteur par les gravures, par les notices, tâche de se faire quelque idée de la fameuse maison du Faune, à laquelle il rendra ses charmantes statuettes et toute sa décoration harmonieuse de mosaïques choisies. S'il le préférait, qu'il revoie la