Sénèque, ibid, Lepidum philosophum
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gement des premiers vers d'Horace à ses dernières œuvres! D'abord sceptique et même cynique, sa poésie devient, avec les années, grave et sérieuse; dans quelques Odes, dans tel morceau des Satires et surtout des Épîlres, on ne reconnaît plus Tauteur des Épodes *.
De même quand on passe aux successeurs d'Horace, quand on lit ceux qui ont écrit après lui des satires, l'expression des idées morales se dégage chez eux de plus en plus; elle devient phis vive, parfois poignante, presque toujours instructive, élevée, et très souvent heureuse. Au milieu de ses obscurités, dans son style tendu. Perse trouve des vers qui restent en la mémoire, des expressions qu'un très léger changement rendrait toutes semblables à celles des livres saints *. C'est par là sans doute que dès l'antiquité « son petit livre » lui a valu « un grand nom » ^. Pour ne pas parler de ses vers devenus proverbes, les grands morceaux célèbres de Juvénal, ces tirades immortelles dont Jean de Mùller ne notait que les premiers mots,
1. Je ne cite que le dialogue, imité des stoïciens, de VEp, 1, 16, 13 et suiv., parce qu'il est tout à fait semblable à un morceau d'Épictète, Entret., I, 22 et suiv.