LA LITTÉRATURE
Pour être juste, quel que soit le mérite de ces belles œuvres, on ne doit pas les séparer des productions du même temps; Épictète^ Marc- Aurèle, Sénèque n'ont été que les interprètes plus perspicaces, plus éloquents, de sentiments qui étaient «répandus dans toute la littérature du I" siècle.
Alors comme en tout temps il y eut des philosophes de métier qui l'étaient fort peu dans leur vie^ dont l'enseignement était de parade, et qui trouvaient dans les grandes maisons les élèves qu'ils méritaient : tel riche n'aurait pu donner à l'un, pour la leçon, d'autre moment que celui où on le portait en litière sous ses portiques * ; la maîtresse de maison écoutait le sertnon de l'autre en faisant sa toilette, et l'interrompait pour lire un billet doux*. « Plaisants maîtres de morale », et plaisants disciples à coup sûr ^ ! Mais il était aussi des âmes qui voulaient sérieusement se prêter à de vraies leçons, qui les cherchaient dans l'expérience, à défaut d'autre guide, et dont l'exemple contagieux agissait sur les poètes les plus légers. Quel chan-