Le mot est de Quintilien, X, i
mais qu'il apprenait tout entières par cœur « pour les lire toute sa vie », sur le respect dû à Tenfance, sur les prières à adresser aux dieux, sur les remords du coupable, n'est-ce pas autant d'admirables élans, venus des profondeurs d'une âme honnête, et qui s'adressent aussi à ce qu'il y a jd'intime, d'indestructible dans les autres âmes? Combien de cris de Vkme humaine ont passé par cette voixl A combien n'a-t-elle pas donné un accent que toutes les générations, de siècle en siècle, reconnaissent avec émotion !
Quand à la force, à l'éloquence des poètes que j'ai cités, faisait suite, presque dans le môme temps, l'œuvre ample et solide de prosateurs tels que Plutarque et Lucien, les anecdotes et les maximes réunies par la bonhomie de l'un et les traits aiguisés de l'autre, sa critique railleuse du présent, tempérée par un vague pressentiment de temps nouveaux, n'était-ce pas, au terme de cette civilisation gréco-latine, un concours de toutes les facultés supérieures de l'âme humaine, travaillant à la porter au plus haut degré de perfection qu'elle eût jamais atteint?