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LE PANÉGYRIQUE

On ne cite en général le Panégyrique que pour le condamner. On ne voit dans ce discours écrit « que la flatterie qui parle à la vanité * ». Alfieri raconte ^ que, lorsqu'il lut l'ouvrage pour la première fois, il s'arrêta après quelques pages, jeta le livre dans un mouvement d'indignation, et prit la plume avec colère, en s'écriant à haute voix : « Mon cher Pline, si tu étais véritablement l'ami, le rival et l'admirateur de Tacite, voici comment tu aurais dû parler à Trajan » ; il avait ensuite écrit de verve quatre grandes pages.

Ces duretés visent moins, je pense, l'œuvre' de Pline que le genre lui-même, qu'on l'accuse injustement d'avoir fondé. Pline paie ici pour les rhéteurs gaulois qui ont harangué, sur son exemple, Constantin et ses successeurs. On le rendrait

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