‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 27 sur 246 · C'est toi sans doute qui me donnes des leçons! — Voici · texte numérisé non relu

C'est toi sans doute qui me donnes des leçons! — Voici

Voici une sorte de proverbe qui rappelle une des épreuves imposées par Vénus à Psyché :

Moram si quœris,

Spai^ge milium et collige *.

Bien que ou parce que Pompéi était, comme Naples, une ville déplaisir (o/^05a), les malédictions contre les flâneurs devaient y être de style. En voici une en un vers incorrect, inscrit près d'une rue mal famée, au-dessous d'un serpent, donc, ce semble, dans la maison de quelque apothicaire ancien :

Otiosis locus hic non est; discede, morator 2.

C'est une variante élégante de l'interpellation simple qu'on trouve aussi assez souvent :

Hic tu, quid moraris ^ ?

D'autres inscriptions visent des gens de métier : ainsi cette imprécation contre Taubergiste qui

' Vendit aquam, bibit ipse merum\

OU encore

Suavis vinaria, suit, rogo vos,

et

Valde situ Caipurnia. Tibi dicit val. *.

un mulet qui a fait l'éducation de petites mouches (il y avait sans doute là une allusion à quelque fable populaire).

1. Si tu veux perdre ton temps, répands des grains de mil, et ensuite ramasse-les (sans doute en les triant ou en les comptant).

2. 11 n'y a pas de place ici pour ceux qui ne font rien; au large, flâneur.

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