‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 66 sur 246 · Martial, VII, 35, 5 : Suda sub ente · texte numérisé non relu

Martial, VII, 35, 5 : Suda sub ente

Montaigne, qui aime les histoires piquantes, n'a pas manqué de raconter que, dans la Rome de son temps, on jouissait de grandes libertés. Mais il s'agissait là sans doute de maisons privées *. Mazois * cite la lettre d'un envoyé du pape qui, au xv* siècle, passant à Bade, voit les baigneurs descendre, hommes, femmes, filles, entièrement nus dans la piscine commune. L'envoyé admire beaucoup « cette simplicité de mœurs, où personne ne pense à mal ». Mais tout cela nous laisse fort loin de ce qui devait se passer à Rome et môme dans toutes les villes anciennes.

Quant au luxe qui était déployé dans les thermes de la capitale, il suffit, pour que nous en ayons ridée, de rappeler qu'une bonne partie de nos meilleurs antiques proviennent des thermes, et notamment que, des seuls thermes de Caracalla, on a tiré la grande mosaïque des gladiateurs conservée depuis au musée de Latran; la Flora, l'Hercule Farnèse, la Vénus Callipyge et le taureau Farnèse.

4. Essais, I, chap. xux, vers la fin : il a remarqué que « les daines étant aux étuves, y recevaient quant et quant des hommes et se servaient là même de leurs valets à les frotter et oindre »; et, dans le journal de voyage, pendant le second séjour à Rome, après la pointe à Ostie : « il me prit envie d'aller essayer les étuves de Rome et fus à celle de Saintre;^, Marc, qu'on estime des plus nobles.... L'usage y est d'y mener \t ^ des amies qui veut, qui y sont frotées avec vous par les garboi'^^ çons. ••

Page 1