‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 70 sur 246 · Juvénal, XI · texte numérisé non relu

Juvénal, XI

venus des environs au nombre de plus de dix mille réclamèrent les jeux du cirque, qu'il fallut célébrer sur des ruines *.

Les jeux du cirque sont les mêmes partout, et je n'ai pas l'intention d'entrer ici dans le détail *. Il suffira de rappeler qu'à Rome « les quatre couleurs », autant dire les quatre factions, donnaient lieu à des rivalités et des luttes sans fin auxquelles tout le monde se mêlait : les parvenus, comme Trimalcion; les esclaves; l'empereur aussi, qui regardait comme des rebelles les partisans de la couleur adverse '. Singulière idée, penseront les modernes (mais déjà un ancien * l'avait dit), que de passer son temps à voir courir des chevaux et des hommes sur des chars I Des milliers d'hommes étaient ravis de ce spectacle et le revoyaient sans fatigue. Si encore ils avaient été séduits par la rapidité des chevaux ou l'habileté des coureurs I Mais non; c'était affaire de couleur et de voile ^, <i Supposez, dit le même auteur, qu'au milieu de la lutte,

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