Pline, ibid. : nunc favent panno, pannum amant
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les couleurs soient transposées d'un camp à l'autre : l'ardeur des assistants laissera du coup ces cochers, ces chevaux qu'ils connaissent de loin, dont ils crient les noms, et suivra le pan d'étoffe. »
Comment les simples citoyens auraient-ils songé à se modérer, quand les empereurs eux-mêmes donnaient l'exemple de ces folles passions? On comprend, d'après ces mœurs, que la fortune d'un jockey égalât celle de cent avocats *. A leur salaire, aux prix gagnés, aux récompenses de leurs partisans, se joignait à l'occasion le paiement de leur connivence dans tel échec ou tel succès que voulaient de gros parieurs *.
Un cocher, Maure d'origine, nommé Crescens^ nommé dans une inscription trouvée près du quartier des verts, avait, à vingt-deux ans, déjà gagné plus de quinze cent mille sesterces (300000 francs). Le plus célèbre cocher des temps classiques. Diodes^ laissa à son fils plus de trente-cinq millions de sesterces (7 millions de francs). Des palmes, des fouets, les noms de cochers et de chevaux avec leur représentation ont été trouvés gravés sur des jouets d'enfants, des manches de couteaux de poche en os '. Telle petite voiture en plomb, pour enfant de deux à trois ans, rappelle un char vainqueur et porte les noms des chevaux et des jockeys *. La viridi