II. — LE GRAND CIRQUB
Il y avait eu émulation entre les empereurs, même entre les meilleurs, pour que le cirque, de règne en règne, devînt plus grand et plus beau; on attestait avec emphase qu'on le faisait seulement « à la mesure du peuple romain • ». De ce cadre richement décoré, accru à ce point qu'il contenait à la fin près de quatre cent mille spectateurs, il ne reste plus rien. Du haut du Palatin, on montre seulement le fond dans lequel il était établi.
Veut-on voir dans une source ancienne le sujet qui a attiré un de nos peintres modernes *, la représentation d'une de ces courses avec défis, rivalités des coureurs, attente passionnée des spec-
2. Cf. la phrase célèbre du dialogue de Tacite, xxix : « Jam vero propria et pecularia hujus urbis vitia pœne in utero matris concipi mihi videntur : histrionalis favor et gladiaiorum equorumque studia (maintenant les vices propres, particuliers à notre Rome, Tenfant les conçoit, j'imagine, dès le sein de sa mère; il aime les histrions et se passionne déjà pour les combats de gladiateurs et les courses de chevaux).
3. *EÇapxo'jvTa ttS tcov Pciopiaccov ÔTQfjLw : le mot et Finscription sont de Trajan (Xiphilin-Dion, LXVIÎI, 7).