Ep, II, I
Garganum mugire putes nemus aut mare Tuscum.
(Vous croiriez entendre mugir le bois du mont Gargane pu la mer d'Étrurie.)
2. Voir dans Philon, De Légat, ad Caium, 45 (M. p. 398 fin; P. 1041 fin) Tanecdote sur Galigula recevant, dans sa m^iison de campagne, la députa tion des juifs : « les cris et les
^^ ^-siïfl^ts de ceux qui se moquaient de nous, étaient si forts que
'i ^ nôuÊ nous serions crus sur un théâtre (â); ev tteatptxoïc ii.(pLoic) ».
-' 3. Martial parlant d'un homme austère; IX, 27, 9 : cum
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Mais, comme nous le disions tout à Theure, ce qui frappait le plus les contemporains dans les représentations, ce qu'ont noté le plus soigneusement les historiens, ce sont les allusions saisies au passage et dont la malice des spectateurs faisait une application spirituelle aux gouvernants. C'était là, on le savait par Cicéron, une habitude chère au peuple de Rome : il manifestait en toute occasion et en tous lieux, au cirque, au théâtre et à Tamphithéâtre, et Ton ne peut guère le blâmer, quand on voit avec quelle gravité minutieuse les chefs de l'État pesaient ces applaudissements, et comme ils dosaient les sifflets et les huées ^ Les meilleurs empereurs, même un Marc-Aurèle, n'échappaient pas à ces piqûres d'épingle et prenaient le parti de les tolérer avec patience. Les princes violents comme Caligula et Néron s'en vengeaient cruellement et au hasard. C'était au théâtre qu'éclataient les ovations spontanées, vraies ou factices ; là aussi se produisaient ces réclamations bruyantes, auxquelles un Tibère mêine se voyait forcé de céder*. La tradition de ces manifestations a été soigneusement gardée par le peuple de la capitale, très jaloux de cette liberté, la seule qui lui restât. Elles ont eu
theatris sœcu loque rixaris (tu pestes contre la licence du théâtre et contre les vices du temps).