‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 91 sur 246 · Silv., I · texte numérisé non relu

Silv., I

des Romains, mais que le poète courtisan a volontairement passés sous silence. Il ne dit rien des bousculades; nous savons par Sénèque* que, dans ces fêtes populaires, il y en avait de fort désagréables, et sans doute comme en tout temps, d'assez dangereuses.

AUTRES CADEAUX. « XENIA », « APOPRORETA »

En dehors des étrennes et des cadeaux des Saturnales qui revenaient chaque année à date fixe, il y avait dés cadeaux qu'on donnait et qu'on recevait à d'autres occasions, en quittant un hôte ou à la suite d'un festin ; on les appelait, d'après le sens des mots grecs, pour le premier cas : Xenia ; pour le second : Apophoreta, Nous pouvons, grâce aux deux derniers livres de Martial, nous en faire une idée assez précise.

Si le sens général des deux mots est clair, remarquons cependant qu'on donnait au premier un sens très large, qui prêtait à l'équivoque. Ainsi Xenia a servi à désigner les cadeaux des Saturnales, comnae les cadeaux d'hospitalité proprement dits, Tami étant considéré comme un hôte; pour la même raison, le convive n'étant pas moins un hôte, on appela quelquefois Xenia les cadeaux qu'on don-

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