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ÉTRENNES ET PETITS CADEAUX SOUS L'EMPIRE. Ii9
nait à tout convive; celui-ci ne pouvait en vérité partir « les mains nettes », et il emportait « au moins les serviettes * ». En ce cas Apophorela désignait des cadeaux différents que l'amphitryon avait préparés d'avance pour être distribués à la fin du repas. On joignait alors à ce mot l'idée d'un tirage au sort, parce que les cadeaux étaient ainsi dis* tribués. C'était une tombola avec ses contrastes plaisants que goûtaient beaucoup de Romains, et de plus le cadeau était décrit (possumus... pretiuin dlcere muneri).
Dans le code qu'avait dicté la fantaisie de Lucien ppur l'usage des Saturnales ^ il était dit qu'on écrirait sur un billet ce qu'on envoyait avec la quantité, pour que ni le maître, ni les amis ne pussent suspecter la fidélité des esclaves. Martial écrivit tout un livre d'épigrammes (XIII) pour mettre à la portée d'un chacun des devises destinées à remplacer avec avantage ces notes intéressées.
Quand des hôtes venaient vous visiter, surtout à la campagne, c'aurait été un manque d'égards et de politesse de ne pas leur remettre au départ les présents d'habitude. Pline, invité par Trajan à venir siéger au conseil, à Centumccllœ^, reçoit, quand il
1. Notons que cet usage explique le tour joué à Catulle par ses amis : xii et sxv.