‹ Rome: Le Vatican, les eglisesChapitre 106 sur 140 · SANTA MARI A IX VA L M C ELLA · texte numérisé non relu

SANTA MARI A IX VA L M C ELLA

Til

en bas, un ange portant une tiare. A droite, saint Papien, drapé dans un manteau rouge, que couronne un ange, à gauche, saint Maur, en guerrier romain, une palme dans la main droite ; au-dessus de sa tête, volent deux anges portant une couronne.

Peint sur ardoise. — « Les belles et nobles figures se détachent, par leur chaude carnation, sur le fond très sombre. Les deux saints qui accompagnent saint Grégoire sont jeunes, barbus, d'aspect noble » (Max Rooses. ld., n, 276).

Panneau de droite :

Deux Saints et une Sainte.

Au milieu, sainte Domitille, debout, les yeux levés au ciel, un diadème sur la tête ; de la main gauche, elle relient les plis de son manteau blanc; de la droite, elle porte une palme. A droite, saint Nérée, en vêtement brun et manteau rouge; à gauche, saint Achillée, en vêtement jaune et manteau violet, tous deux une palme à la main. Au ciel, six anges, portant des couronnes.

Peint sur ardoise. — « La sainte est une fort belle figure, aux draperies élégantes, identique, sauf les attributs, à la sainte Catherine de l'Érection de la Croix. Les deux saints qui l'accompagnent sont âgés, imberbes et d'apparence vulgaire. La composition de ces deux panneaux latéraux est également insignifiante; le drame, l'action manquent. Le coloris est vigoureux, sans beaucoup d'éclat, versant dans les tons sombres et tranchés de l'école italienne de ce temps-là. Les carnations sont d'un jaune brun rappelant l'école vénitienne , mais les figures ont l'ampleur de Rubens. Les chairs de saint Grégoire et de saint Papien sont plus moelleuses que les Italiens ne les auraient faites. Les tableaux ne trahissent pas l'imitation d'un maître déterminé, mais ils n'ont pas d'originalité bien prononcée » (Max Rooses, [d.\ 277). — L'histoire de ce retable nous est parfaitement connue grâce à la correspondance de Rubens publiée par M. L. Raschet {Gazette des Beaux-Arts, 1867, t. ni, p. 314 et sq; 1868, t. i, p. 482 et sq.) : « Dès la consécration de l'Église, en 1599, les prêtres de l'Oratoire songèrent à commander à Rubens un tableau pour le maître autel, où seraient glorifiés le pape Grégoire et les martyrs dont les corps étaient conservés dans les caveaux. Sous le panneau de gauche, se lit une inscription relatant cette décision. En outre, dans une lettre en date du 2 décembre 1608 adressée à Annibal Chieppio, secrétaire de Vincent Ier, duc de Mantoue, Ruben* annonce qu'il a obtenu la commande d'un retable pour l'église et demande au duc de lui permettre de prolonger de trois mois son séjour à Rome pour terminer son travail. Dans une seconde lettre, en date du 2 février lli(J8, de retour d'un voyage à Gènes, il écrit au même correspondant que le succès de son retable a été considérable, mais qu'il est trop mal exposé, à son gré, et qu'il a l'intention d'en exécuter un autre sur pierre ou tout autre matière qui ne produirait pas les reflets malencontreux de la toile et il offrait au duc de lui céder ce retable pour 800 ducats. Sur le refus de ce prince il emporta plus tard sa toile à Anvers'. Les Oratoriens accédèrent au désir du peintre et lui laissèrent toute latitude pour le choix du sujet. Au lieu d'un tableau, il en fit donc trois, ne gardant des personnages représentés dans son œuvre primitive

1. Ce tableau, transporté à Paris en 1791, fut attribué par décret du 15 février 1811 au musée do Grenoble où il figure maintenant.

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que le pape Grégoire. Ces trois panneaux furent terminés en 1608, ainsi que Rubens l'annonce dans une lettre en date du 28 octobre, ajoutant qu'il considère cette œuvre comme la moins mal réussie de celles qu'il exécuta. Alexandre Pinchart, clans son Bulletin de Rubens (i, p. m), a donné les quittances de Rubens pour ce travail. — La .coll. Albertine de Vienne possède un dessin à la plume du panneau central, provenant de la vente Mariette. M. Rooses note, à Chantilly, un Saint Grégoire, attribué par M. Guiffrey à Van Dyck. « Ces peintures montrent clairement l'influence exercée sur l'artiste par l'antique, influence qui se trahit aussi d'une façon moins heureuse par les dimensions colossales donnée aux ligures des Saints. » (Burck., 794).

Plafond :

Pietro da Cortona (Pietro Berrettini dit).

L'Assomption.

Au-dessus du maître autel :

Le Christ devant V Éternel.

A la coupole :

Le Miracle de saint Philippe de Neri.

Sacristie :

Pietro da Cortona.

Anges tenant les instruments de la Passion

Ces peintures sont citées dans Burck. (79i).

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