SAN CARLO AI CATINARI
(Saint-Charles-aux-Catinari.)
Sur la place Cairoli. Tire son nom des ouvriers en écuelles et bassines de bois, terre cuite ou métal, dites catini, qui habitaient autrefois ce quartier. Construite, en 1612, par Rosati et J.-B. Soria et consacrée à saint Charles Borromée. En forme de croix grecque.
Les fresques de la Lanterne sont de Coghetti. celles de la Tribune de Lanfranco.
Aux pendentifs de la coupole centrale :
Domenichino (Domenico Zampieri dit II). — Le Domtniquin.
Les Quatre Vertus cardinales. — Fresques.
La Prudence, sous les traits d'une jeune femme, vêtue d'une robe jaune et d'un manteau bleu, vue de face; un vieillard, tenant à la main un compas, la porte sur ses épaules ; autour de ce groupe, volent des anges, portant, l'un un vase d'or, un autre un serpent.
La Tempérance est représentée par une femme, en robe bleue à manches roses, manteau vert, tournée vers la gauche. Un ange, dans les airs, lui présente un mors ; à ses côtés, un chameau, une nymphe qui dompte un cheval et deux anges qui transvasent un liquide.
La Force. Elle est vue de face ; sur sa robe verte, est attachée une cuirasse ; sur ses épaules, flotte un manteau rouge ; sa tête est coiffée d'un casque ; elle tient, de ses deux mains, une épée et un bouclier ; à sa droite, un ange est assis sur un canon ; à sa gauche, un autre élève une tablette ; cà ses pieds, un guerrier dompte un lion.
La Justice est représentée de face, en robe violette et manteau jaune; elle tient à la main une flèche. A droite, vole un ange qui la couronne; à gauche, deux anges portant, l'un une balance, l'autre une hache. A ses pieds, une jeune fille debout.
SAN CARLO AI CA TIN A Ri.
« Si le maître nous laisse, ici, indifférents avec ses pendentifs, très bien dessinés d'ailleurs, c'est l'allégorie qu'il faut surtout rendre responsable » (Burck., 813). — Ces quatre figures sont fort belles; niais, si on ne peut leur refuser son admiration, la sympathie ne vole pas vers elles comme vers leurs rivales de San Andréa délia Valle (voir p. 273). Ce sont de pures allégories,de simples abstractions personnifiées » (Montégut, Revue fies Deux Mondes, 1870, t. iv, p. 489).
Au maître autel du chœur :
Pietro da Cortona (Pietro Berrettini dit).
Procession de saint Charles Borrome'e, à Milan, pendant la peste.
« Tableau immense qui doit effrayer les plus laborieux copistes » (Lanzi, ri, 2.7)
Bras gauche du transept, au maître autel : Sacchi (Andréa).
La Mort de sainte Anne.
Au second plan, suivie de deux fidèles et accompagnée de saint Joseph, la Vierge, tenant dans ses hras le petit Jésus qui tend les mains vers sainte Anne, couchée dans un lit. Au premier plan, à droite, un fidèle assis, plongé dans la douleur et une femme agenouillée, en pleurs, cachant son visage avec ses mains ; h gauche, deux autres femmes agenouillées, l'une, portant un vase sur un plateau, l'autre, îes bras ouverts. Au-dessus du lit, volent quatre anges qui soulèvent la draperie formant baldaquin, comme pour permettre à l'àme de la sainte de s'envoler au ciel.
Gravé par N. Edelinck. — « Comme presque tous les tableaux de cette époque, celui-ci est déparé par quelques-unes de ces figures de remplissage qu'Annibal Carrache appelait spirituellement des figures à louer. Le geste de l'ctonnement, par exemple, y est comme stéréotypé par une certaine manière d'ouvrir les mains et les bras, qui se répète durant tout lexvn6 siècle en Italie et en France, et qui se retrouve en particulier chez Lebrun » (Ch. Blanc).
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SANTA MARIA IN ARACŒLI
(Sainte-Marie d'Aracœli.)
Sur le mont Capitolin, au nord, à mi-côte. Construite, vers le vie siècle, sur l'emplacement d'un temple de Jupiter Capitolin, suivant les uns, de Junon Moneta, suivant les autres, et appelée à cette époque Santa Maria del Capitolio. Restaurée, en 1464, par les soins du cardinal Caraffa; à cette époque, elle reçut sa dénomination de Santa Maria in Aracœli : une légende relatant qu'à cet endroit l'empereur Auguste avait reçu de la Sibylle de Tibur l'annonce de la toute-puissance du Christ. Reconstruite, en partie, à la fin du siècle dernier. A trois nefs.
Bas côté de droite. lre chapelle, dite des Bufalini.
D'après Milanesi (Vas., ni,uo3), cette chapelle fut érigée, au xve siècle, par le seigneur Bufalini de Città di Castello et consacrée à saint Bernardin, en souvenir des bons offices de ce saint siennois, qui avait autrefois réconcilié les trois familles ennemies des Bufalini, des del Monte et des Baglioni.
Pinturicchio (Bernardo Betto, dit II).
* Épisodes de la vie de divers saints.
Paroi à droite du maître autel (à gauche de la fenêtre) :
Saint Bernardin, ou, suivant Schmarzow, Saint François, prend V habit des Franciscains.
Dans un couvent, au pied de l'autel, le saint est agenouillé, tout nu, les mains jointes; devant lui, sur le sol, ses vêtements et des livres. Il reçoit la robe de moine des mains de l'abbé qu'entourent des religieux. Au ciel, dans une gloire, la Vierge et l'Enfant Jésus.
« Les petites scènes du fond rappellent Fiorenzo di Lorenzo, ainsi que le saint François agenouillé, recevant l'habit de moine, et les parties nues du Christ bénissant. Fré-
SANTA MARIA IN ARACŒLI
quemment se présentent les signes particuliers à ce maitre, c'est-à-dire les oreilles légèrement pointues du haut, les mains avec les petits doigts écartés et l'orteil recourbé, surtout dans les anges volant. La gloire du Christ est une réminiscence de l'Ascension de Melozzo da Foiii, modifiée d'après les principes péruginesques ; les anges musiciens ont certainement, comme le font observer Growe et Cavalcaselle, quelque chose de commun avec ceux de Signorelli ; plus encore avec les peintures de la sacristie de Lorette qu'avec celles d'Orviéto, des années suivantes; mais tous cependant remontent à la même origine, celle de Melozzo, tout particulièrement le joueur de harpe, en avant, à droite » (Schmarzow, Pinturicchio, 18).
Au tympan de la voûte :
Un Ange portant une tête de buffle, emblème de la famille Bufalini.
Au-dessous de la fenêtre :
Prédication du saint.
Le saint, tenant, de la main gauche, un chapelet, prêche, devant quatre assistants; à sa droite, un moine et un jeune homme en vêtement rouge; à sa gauche, un Oriental coiffé d'un turban et un homme en costume noir.
A droite de la fenêtre :
Le Christ apparaît au saint.
Le Sauveur, attaché sur la croix, apparaît au saint qu'accompagne un moine. Sur une rampe, est perché un paon.
Paroi à gauche du maître autel :
Mort de saint Bernardin de Sienne.
Sur une place, au milieu, le saint, mort, est étendu sur une civière recouverte d'une draperie verte, la tête posée sur un coussin rouge; autour de lui, des moines en prière, les mains jointes, un mendiant infirme, un pèlerin et une femme tenant un enfant dans ses bras; au premier plan, un nouveau-né dans un berceau, et deux enfants jouant ; sur les côtés, est réunie une nombreuse assistance : à droite, un adolescent, vêtu en rouge, le poing sur la hanche, la tête tournée vers le saint, un seigneur, plus âgé, vêtu d'une simarre rose, membre de la famille Bufalini, sur le bras duquel s'appuie un vieillard; au second plan, plusieurs femmes, parmi lesquelles une mère allaitant son enfant et une vieille appuyée sur une béquille ; à gauche, un autre membre de la famille Bufalini, en simarre jaune et toque rouge, précédé d'un page portant son épée. Au second plan, s'élèvent, autour de la place, des édifices; à
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gauche, sous un portique, dont les piliers sont richement ornés d'arabesques, des moines et des assistants; à droite, trois hommes retenant une femme possédée du démon devant une maison à laquelle est accoté un portique à deux étages; sous les arcades, des soldats poursuivant un taureau ; au fond, un temple octogonal à coupole dorée ; à l'horizon, un paysage avec des maisons sur une colline qui surplombe un lac. Au ciel, l'âme du saint emportée par des anges.
« Il y a, dans cette fresque, la plus remarquable, à mon gré, des œuvres du peintre à Rome, une étonnante profondeur de perspective; rarement artiste, en tout cas, nous a donné à ce point, le sentiment de l'espace et l'impalpable » (Montégut, Revue des Deux Mondes, 1870, t. ri, p. 1002). — « On trouve dans cette fresque, en dépit des retouches qu'elle a subies, les traces d'une véritable inspiration. Rien de plus éloquent que cette douleur muette, dont l'intensité n'est pas moins exprimée par l'attitude et le geste que par l'altération des traits; et rien n'est plus beau, ascétiquement parlant, que cette figure roide et décharnée, couchée sur la bière » (Rio, Art chrétien, 11, 286).
Dans une lunette, au-dessus :
Sainte Madeleine au désert.
Dans une contrée sauvage, à droite, sur une éminence, la sainte, la tête auréolée, vêtue d'une peau de bête, est plongée dans la lecture d'un livre qu'elle tient de ses deux mains. Au milieu, un jeune homme, vu de dos, en chausses grises, pourpoint rouge, toque violette indique, du geste, la sainte à une nombreuse assistance réunie à gauche : au premier plan, un vieillard, coiffé d'un turban, retenant, de ses deux mains, les plis de son manteau vert, et un seigneur, plus jeune, le poing sur la hanche.
Autrefois cette fresque était faussement intitulée : Saint Jean au Désert. C'est sous cette dénomination qu'elle est gravée dans l'Histoire des Peintre* de Ch. Rlanc.
Au maître autel :
Glorification de saint Bernardin de Sienne.
Dans un site sauvage, au milieu, le saint, monté sur une pierre, de la main gauche, tient un livre ouvert, et, de la main droite levée, montre le ciel ; à droite, devant un palmier, saint Antoine de Padoue, un cœur enflammé dans la main gauche, regarde avec émotion saint Bernardin ; à gauche, saint Louis, évêque, en habits épiscopaux, plongé dans la lecture; au second plan, un sapin, et au pied d'une colline, le martyre d'un saint. Au fond, un lac bordé de montagnes, sur les flancs desquelles, à gauche, s'élèvent des villages. Au ciel, deux anges agenouillés sur un nuage, des lis à la main, s'apprêtent à couronner saint Bernardin. A la partie supérieure, quatre anges musiciens et deux anges en
SANTA MARIA IN ARACŒLI
adoration, autour d'une mandorla au centre de laquelle le Sauveur, debout, bénit le saint.
Toutes ces fresques sont bordées, à la partie inférieure, par une peinture en camaïeu, représentant des scènes de triomphe, avec un empereur sur un char, des cavaliers, des captifs, etc.; aux extrémités, des bustes d'empereurs et des anges déroulant une banderole où est inscrit le nom du Sauveur.
A la voûte :
Les Quatre Évangélistes.
Attribués par certains auteurs, sans raison plausible d'ailleurs, à Francesco di Gittà di Castello. — « Ces Évangélistes sont très réussis et faits avec beaucoup de soin, surtout le saint Mathieu, au visage juvénile, qui lève avec enthousiasme ses yeux au ciel tout en trempant la plume dans l'encrier que lui présente un ange agenouillé, et saint Luc, qui est aujourd'hui à moitié effacé » (Sciimarzow, id. is).
Ces fresques citées par Vasari (m, 503) ont été gravées par Francesco Giangiacomo en dix planches, dans YApe Italiana délie. Belle Arti et dans l'ouvrage d'Agincourt, et ont été restaurées vers 1850, par Camuccini. — « Aucune des œuvres de Pinturicchio ne présente plus complètement que celles-ci la tendance de ce maître à recevoir l'impression de ses contemporains. Dans V Apothéose de saint Bernardin, nous avons la réminiscence d'Alunno; dans d'autres sujets, nous pensons à Pérugin et à Signorelli; à ce dernier, principalement, dans les bordures monochromes. En général ces compositions sont mieux conçues que d'ordinaire ; mais les personnages, bien que groupés avec plus d'art qu'autrefois, sont trop souvent maigres et raides » (Cit. et Cav., ni. 265). — « Après l'achèvement de la chapelle Sixtine, alors que tous les autres artistes se dispersèrent, Pinturicchio resta à Rome, et alors commença son activité indépendante. La première grande œuvre qui nous fait connaître le maître dans toute son individualité est l'ornement de fresques de la chapelle Bufalini à Santa Maria in Aracœli. Crowe et Cavalcaselle sont disposés à admettre que ces fresques de Pinturicchio n'ont été faites qu'en 1495; mais l'ensemble de ces décorations ne répond pas du tout à cette date et nous ramène à une dizaine d'années en arrière. Burckhardt les croit de 1484. Le style que nous offrent ces peintures est bien celui de Pinturicchio après son travail sous les ordres de Perugino, dans la chapelle Sixtine. On y remarque des personnages semblables à ceux du second plan dans le Baptême du Christ et le Voyage de Moïse, conçus comme ceux-ci, à l'exception de quelques portraits, et exécutés seulement sur une plus grande échelle. Crowe et Cavalcaselle font remarquer avec raison que c'est surtout ici que se manifeste la disposition de Pinturicchio à se laisser influencer par d'autres contemporains; mais c'est cela surtout qui caractérise le commencement de ses propres entreprises; il tire consciencieusement profit de ce qu'il a appris chez son maître Fiorenzo et son chef Pietro Perugino. Plus nous voyons éclore l'indépendance de Pinturicchio dans ses premiers ouvrages, et plus nous sommes à même de juger de ses facultés artistiques. Il ne peut encore être question ici de mains inhabiles, dont les irrégularités pourraient nuire à l'exécution. Et cependant le travail présente de telles irrégularités qu'elles nous frappent immédiatement, non seulement dans l'exécution superficielle, mais aussi dans leur essencè même. Les plis des manteaux tombent tout raides ejt sont comme aplatis. Les figures de quelques moines dans la Mise au tombeau, celles des religieux sous la fenêtre, celle de saint Antoine de Padoue sont surprenantes de naturel; des exemples de naïve et aimable observation se montrent dans les figures féminines et dans celles des adolescents. D'un autre côté,
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l'œil est blessé par le manque de vie des autres personnages participant également à l'action. On voit des formes longues, maigres et anguleuses revêtues de vêtements de laine extraordinairement raides, des pages beaucoup trop mignons et élégants, des enfants chétifs et mal groupés, un Sauveur misérable, des patrons faits exactement d'après les modèles primitifs et conventionnels. — L'énergie du maître ne suffit certainement pas à animer toutes les parties de sa création, à les former avec la même chaleur régulière et à concentrer tous les détails sur le point principal. Quand son pinceau a réussi à créer une rangée de personnages remarquables, il s'en tient là, et les autres créations, qui ne sont pas toujours des figures secondaires, tombent au rang de produits superficiellement bâclés. Pinturicchio ne peut se maintenir jusqu'à ia fin à la hauteur de sa tâche, parce que sa force de concentration s'épuise trop vite. Il n'a pas de véritables dispositions pour l'art architectural, et la formation des groupes dans ses tableaux historiques, montre combien son maître Perugino l'a peu initié à son art. Mais, à côté de ces fautes d'exécution, on admire les beautés toutes poétiques des paysages de Pinturicchio qui diffèrent encore de ceux de Perugino dans les tons et le choix des couleurs. Tandis que Pietro employait cette chaude couleur brune qui donne au corps de la vie et du mouvement, Pinturicchio, de son côté, avait choisi un gris très froid, duquel ne ressortent, même pas à leur avantage, les couleurs des vêtements et les ornements divers. Il doit avoir senti et remarqué cela lui-même; car, dans la suite, nous le voyons occupé à donner à ses fresques plus de fraîcheur, d'abord au moyen d'or et de bleu d'outremer, ensuite par la grande clarté des couleurs. Les tons dorés et luisants que Perugino avait su s'approprier, grâce à sa connaissance de la technique des couleurs à l'huile, n'ont jamais pu être imités par Pinturicchio » (Schmarzow, irf., îs et sq). — «Dans ces fresques, Pinturicchio a révélé les mérites comme les lacunes de son éducation et de son tempérament, et s'est montré narrateur attachant, paysagiste plein de charme, coloriste vigoureux, mais dessinateur insuffisant » (E. Muntz, Histoire de l'art pendant la Renaissance, n, 726). Voir également Steinmann, Pinturicchio.
Bas côté de gauche, troisième chapelle dite dei Cesarini. Gozzoli (Benozzo).
* Saint Antoine de Padoue.
Debout, en froc gris, tenant, de lajmain gauche, contre sa ceinture, un gros livre et, dans la droite levée, un cœur rayonnant. De chaque côté, un ange, soutenant, d'une main, une couronne au-dessus de sa tête, et, de l'autre, une grande draperie étendue derrière lui. Aux pieds du Saint, de petites dimensions, deux donateurs agenouillés.
« Il peignit, à Rome, à Ara-Cœli, dans la chapelle dei Cesarini, les actes de saint Antoine de Padoue, où il peignit d'après nature le cardinal Giuliano Cesarini et Antonio Colonna » (Vas., Mi, 47). — Malgré quelques retouches, ce seul vestige d'un ensemble disparu reste, à Rome, une des œuvres les plus intéressantes de Benozzo Gozzoli dans sa jeunesse.
Sur les parois latérales :
Niccolô da Pesaro (Niccolô Tromettadit). — Romain. xvne siècle. Épisodes de la vie de saint Antoine.
SANTA MARIA IN ARACŒLI
Apparition de V Enfant Jésus à saint Antoine.
Saint Antoine rappelle à la vie un homme coupé en morceau r.
Saint Antoine convertissant un hérétique.
Attribution donnée par Milaxesi (Vas., m, V7, n° 2).
Transept de gauche :
Pacchia (Girolamo del). — Siennois. 1477; f 1555 (?). Transfiguration.
Ce tableau, attribué généralement à Girolamo da Sermoneta, est considéré par Milanesi (Vas., vi, 428,), comme étant de G. del Pacclna. « Nous acceptons l'opinion du Père Ugurgieri parce qu'une œuvre appelée raphaëlesque par Lanzi lui-même, ne peut être de la main de Sermoneta, qui commença à travailler et à se faire connaître lorsque Pacclna était déjà mort. »
Sacristie.
Giulio Romano (Giulio Pippi dit). — Jules Romain. Saiîite Famille.
Au milieu, la Vierge tient, sur ses genoux, l'Enfant Jésus auquel le petit saint Jean, à gauche, présente une grappe de raisin. A gauche, contre la Yierge, sainte Elisabeth ;. au premier plan, un chat près d'une corbeille qui renferme divers objets de couture, et la croix du petit saint Jean; au fond, par une porte, on aperçoit saint Joseph.
Ce tableau, attribué à tort à Raphaël, ornait autrefois le maître autel du chœur, où il avait remplacé la Madone de Foligno, maintenant au Vatican (voir p. 21), dont le donateur, Sigismondo Conti, est enterré dans l'église.
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