ÉGLISE SAN CLEMENTE
SAN CLEMENTE
Ces deux derniers sujets avaient autrefois été faussement compris dans les Épisodes de la vie de sainte Catherine, et étaient censés représenter : La Naissance de la sainte et son enfance.
Paroi de gauche :
Épisodes de la vie de sainte Catherine. En haut :
Sainte Catherine exhorte les habitants d'Alexandrie à abandonner le paganisme.
La jeune fille, dans un temple, prêche devant une nombreuse assistance. De la main gauche levée, elle montre la statue d'un faux dieu à un vieillard qui joint les mains; à gauche, un jeune homme, en costume du xve siècle, vu de profil et un soldat sonnant de la trompette.
Sainte Catherine convertit la femme de l'empereur Maxence.
L'impératrice, en robe parsemée de fleurs, coiffée d'une couronne posée sur un long voile blanc, est assise, à gauche, sur un escabeau et écoute la jeune fille qui, enfermée dans une prison par ordre de l'empereur, lui enseigne les mystères de la vraie religion. Adroite, un bourreau remet dans le fourreau le glaive avec lequel, par ordre de l'empereur, il vient de décapiter l'impératrice dont le corps git à terre. Au fond, un ange emporte au ciel l'âme de la suppliciée.
« Rien de plus gracieux, de plus tendre, de plus naturel que l'attitude de l'impératrice et le geste de sainte Catherine ; rien de plus grave que l'expression des visages, rien de plus frais et de plus beau que le modelé des têtes » (Cr. et Cav., lt., i, 510 et sq.).
En bas :
La Sainte discute avec les docteurs égyptiens, en présence de V empereur.
Dans une salle, ta sainte, debout, en robe blanche, tournée de trois quarts vers la gauche, répond aux objections que soulèvent les huit docteurs réunis pour la confondre, et dont les visages expriment l'attention et l'étonnement. Au fond, l'empereur assis sur un trône placé sutune estrade; à droite, sur la muraille un tableau représente le martyre des docteurs que l'empereur fit brûler pour n'avoir pu répondre aux arguments de la sainte qui les exhorte pendant leur supplice.
ROME
« Dans cette peinture, la mieux conservée, se retrouvent la simplicité et la gravité des figures de la chapelle Brancacci. L'équilibre et l'harmonie de la composition, les proportions des personnages, non seulement entre eux, mais par rapport aux détails de l'architecture, montrent un progrès sur l'art de Masolino à Castiglione d'Olona. L'attitude, le geste, l'expression de sainte Catherine doivent être admirés, ainsi que l'animation qu'elle met à convaincre les docteurs, dont l'émotion, différente chez chacun d'eux, se devine à l'expression des visages et aux gestes » (Cr. et Cav., Id.).
Martyre de la sainte.
Dans une cour fermée par une haute muraille percée d'arcades, la sainte est vue de profil tournée vers la droite, les mains jointes. Elle est placée entre deux roues munies de crochets en fer qui devaient la déchirer et que font tourner deux bourreaux. Mais un ange, dans les airs, arrête, avec son épée, l'une de ces roues, tandis que l'autre se brise et que ses morceaux viennent frapper les assistants qui, des deux côtés, s'enfuient épouvantés. A gauche, au second plan, du haut d'une loggia, l'empereur et une femme assistent au miracle.
En mauvais état. La figure de sainte Catherine est entièrement repeinte.
Mort de sainte Catherine.
Dans un paysage désolé, au second plan, au milieu, un bourreau, en tunique grise, brandit un glaive et s'apprête à décapiter la sainte, agenouillée devant lui, les mains jointes. A gauche, des soldats, qui craignant un nouveau miracle, se protègent le corps avec leur bouclier. Au fond, à droite, deux anges ensevelissent, sur le mont Sinaï, la sainte dont un autre ange emporte l'câme au ciel.
Derrière le maître autel :
Le Calvaire.
Au second plan, le Christ et les deux larrons en croix. La Madeleine, vêtue de rouge, agenouillée, embrasse la croix sur laquelle le Sauveur vient de rendre le dernier soupir. En avant, un bourreau faisant un paquet des vêtements des condamnés, et saint Jean regardant avec douleur son divin maître et la Vierge s'évanouissant entre les bras des saintes femmes. A gauche, Judas, auquel on vient de remettre le prix de sa trahison, dans un groupe de trois assistants. Au fond s'éloignent des cavaliers; Jérusalem, à l'horizon. Un ange emporte l'âme du bon larron; un démon tourmente le mauvais larron.