SANTA MARIA IN TRASTEVERE
(Sainte-Marie du Translevère.)
Sur la place du même nom ; cette basilique fut élevée, en 499, par saint Calixte, à l'endroit où, d'après la légende, une source aurait jailli de terre le jour de la naissance du Christ. Elle fut reconstruite en 1140 par Innocent II. Le portique par Maderna date de 1702. La dernière restauration a été achevée en 1874.
Façade :
Mosaïques du xne siècle.
La Vierge, allaitant l'Enfant Jésus, entre les cinq Vierges sages et les cinq Vierges folles.
Exécutée au temps d'Eugène III (1U5-1155), cette mosaïque, malgré d'innombrables restaurations successives, conserve encore, cependant, un caractère original. — « Cinq femmes debout, à droite, la couronne sur la tête, portant des lampes allumées; à gaucbe, un même nombre de femmes sont dans une situation semblable; deux seulement sont sans couronne et ont des lampes éteintes. C'est évidemment par erreur que les lampes de gauche ne sont pas toutes sans flammes, car, dans la parabole des Vierges sages et des Vierges folles qui est le sujet de la composition, il est dit que les cinq qui étaient folles, ayant pris leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles » (Gerspacii, 108).
Sous le portique :
Cavallini (Pietro).
Fragments de deux peintures à fresques.
Intérieur (à 5 nefs).
Nef centrale, au milieu du plafond :
Domenichino (Domenico Zampieri dit II). — Le Dominiquin. V Assomption.