SA N ONOFRIO
Boltraffio ou Beltraffio (Giovanni-Antonio). — Lombard. 1467; f 1516.
Vierge et donateur.
La Vierge, assise, vue de face, en manteau bleu à doublure verte, la tète auréolée, un voile sur sa chevelure, tenant, de la main gauche, une fleur, incline son visage vers le petit Jésus qu'elle porte sur ses genoux. Celui-ci, tout nu, tourné vers la droite, bénit le supérieur des Hiéronymites, agenouillé, de profil tourné à gauche, en vêtement gris à manches marron; de ses deux mains jointes, il tient son bonnet. Fond doré imitant la mosaïque.
IL, 0,80; L., 1,30. — Fresque cintrée par le haut. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Gravée dans YApe italiana et par d'Agincourt. — Assez endommagée, restaurée par Palmaroli. — Autrefois considérée comme une œuvre de jeunesse de Léonard de Vinci, avant que MM. Frizzoni et Mohelli prononçassent le nom de Boltraffio dont on retrouve, en effet, la facture dans l'ovale élargi du visage de la Vierge, ce qui est un signe caractéristique du maître. — Voir également Archivio Storico, 1895, p. 260 et C urck., 720. — Montégut, dés 1870, avait élevé des doutes sur l'attribution de cette fresque à Léonard. « Elle est plutôt curieuse que belle; son grand intérêt est de nous montrer un Léonard accidentel que l'on ne rencontre dans aucune autre œuvre. On sait le soin minutieux que le maître apporta toujours dans l'exécution de ses peintures; il n'y eut jamais observateur plus scrupuleux de la forme. Eh bien ! certaines parties de celte fresque sont à peine achevées et les mains de l'enfant sont mal dessinées et d'un volume presque monstrueux.... Elle rappelle, par le caractère pittoresque et beaucoup plus encore par le génie moral, l'école d'Ombrie et l'ancienne école bolonaise, Pérugin et Francia. L'idée exprimée par ces deux artistes de l'autorité magistrale innée dans Jésus est rendue, ici, aussi entière, plus entière qu'elle le fut jamais par eux-mêmes. L'aspect d'autorité de l'enfant fait une impression d'autant plus grande que celui qui prend ses ordres et écoute sa parole est plus vénérable » (Revue des Deux Mondes, 1870, t. 11, p. 095). — Certains critiques avaient attribué cette fresque à Lorenzo di Credi. (Milanesi, Vas., iv, 57.)
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