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Les peintures de cette voûte ont été gravées par Piroli, Galestruzzi, Bettelini, Landon, etc. — Il existe une gravure de Montagnani, dans laquelle les figures du centre entourant les Victoires, sont remplacées par les Heures, de Raphaël. — Crowe et Cavalcaselle, s'appuyant sur cette gravure, ont supposé que c'est à cette place que Raphaël avait peint ses Heures, qui auraient disparu, lors d'une restauration, au commencement du xixe siècle. « Une telle affirmation n'a pas l'ombre d'un fondement. Elle est contredite par Vasari, Taja, Chattard, qui ne savent rien, ni de Raphaël, ni de ses Heures. La gravure de Montagnani reste donc une énigme, pour ne pas dire une mystification » (Le Père Eiirlé, p. 6i). — « La division des surfaces peintes, la modération des ornements, si essentielle dans un plafond, la forme excellente du détail, donnent à cette salle un grand prix, même si l'on ignore que les figures des divinités planétaires sont de l'invention originale de Giovanni da Udine et de Pierino del Vaga. Les quatre Vie* toires, autour des armoiries pontificales, sont un des plus beaux triomphes de la décoration figurée. Rien n'est plus instructif pourtant que de les comparer aux œuvres exécutées par ces mêmes maîtres, quelques mois auparavant dans les Loges, et spécialement dans la villa Madame. Raphaël n'y a pas donné un coup de pinceau, mais il vivait encore, et c'était assez pour élever ses disciples jusqu'à sa hauteur »
(BuRCK., 190j.
Salle II dite Salle des Mystères ou de la vie de la Vierge et du Christ.
Cette salle qui, en réalité, est la première des appartements, la salle des Pontifes servant d'antichambre, a été construite sous la chambre d'Héliodore. Elle mesure 8 m. 50 sur 10 m. 45 et est jéclairée par une fenêtre donnant sur la cour du Belvédère. Elle est surmontée d'un plafond, richement orné et divisé par un arc dont les voussures, reposant sur la corniche, forment six lunettes qui renferment des fresques, œuvres de :
Pinturicchio (Bernardino di Betto dit II)
et de ses élèves dont les sujets ont trait aux scènes du Nouveau Testament.
« Quand on compare les fresques de cette salle avec celles des salles suivantes, et qu'entrant dans cette chambre, avec une impression toute fraiche des travaux de la propre main de Pinturicchio qu'on y a admirés, on y établit un parallèle entre ces œuvres et les expositions bibliques qu'on rencontre ici, les différences ne peuvent nous échapper. Au premier moment peut-être, une certaine analogie, un air de famille peut tromper ; mais un œil tant soit peu exercé reconnaît aisément le travail de tout un groupe d'élèves dirigés et corrigés par le maître ombrien. En effet, si l'on peut reporter à Pinturicchio le mérite d'avoir imaginé la décoration de la salle des Mystères, on est certain, par contre, qu'il confia à des élèves, malheureusement inconnus aujourd'hui, l'exécution des détails. Les ornements du plafond., par exemple, répètent avec régularité un seul et même motif ; l'esquisse d'un seul couple de tau-
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reaux a pu suffire à l'exécution totale, et un seul modèle des arabesques indiquait suffisamment la tâche à faire. Cette pauvreté d'imagination est pourtant habilement masquée par un éclat si brillant que l'œil ne peut se rassasier de celte magnificence scintillante, et toute critique doit se taire. » (Voir Suimaiizow et Steimmann.) Si donc le plan général peut être attribué à I'inturiccbio, si la ligure d'Alexandre VI, dans la Résurrection et celle du personnage en rouge dans l'Assomption sont entièrement de sa main, l'exécution des peintures murales a été confiée à plusieurs élèves, dont la technique différente se reconnaît dans chaque composition et dont les tendances lombardes, florentines et siennoises ont été exactement relevées par Sr.iwAïuow. — « On ne ressent pas, à la vue de ces fresques, une poignante émotion; les ligure* sont empreintes de cette paix et de celte dévotion première telle que la comprenait l'Église primitive. Quel contraste entre celte simplicité et l'esprit plus scientilique et plus ambitieux de la Sixline! • (E. M. Philips, l'intnr., 69).
Sur la paroi en face la fenêtre :