I. — L'Adoration des Mages
A gauche/ devant l'étable, bâtiment en ruines, avec pilastre très ornementé, saint Joseph, debout, appuyé sur un bâton, et la Vierge, assise, tenant, sur ses genoux, le petit Jésus qui bénit un des rois Mages agenouillé, vieillard, à longue barbe blanche, en robe de brocart d'or, sa couronne à ses pieds; au milieu, les deux autres rois, jeunes gens coiffés de la couronne; l'un, au premier plan, agenouillé, présentant un vase d'or, drapé dans un manteau rouge; l'autre, au second plan, debout, un brûle-parfum à la main, vêtu d'une robe rose et d'un manteau noir à doublure jaune ; la droite du tableau est occupée par l'escorte composée de vieillards, les uns nu-tête, les autres coiffés de turban, et de pages dont l'un tient un cheval par la bride; au second plan, deux autres chevaux et deux autres pages; au fond, dans la campagne, des cavaliers et des piétons, des rochers et, sur une colline, un château-fort. Au ciel, deux anges, les mains jointes.
Il faut remarquer que, dans cette fresque, le roi d'Ethiopie n'est pas représenté. — De la main d'un élève. — « La figure la plus expressive est celle de l'Enfant; des trois mages, deux contemplent Jésus, le troisième, avec une pose théâtrale, regarde dans une autre direction, détruisant ainsi, en grande partie, l'unité d'action qui devrait dominer la scène » (Le P. Eiirlé, p. 62). — « Ici, on retrouve, non plus l'arrangement ombrien, mais bien plutôt la minutie des maîtres de la Haute-Italie du xve siècle. Le côté gauche du fond se rapproche, dans l'exécution, du tableau de l'Annonciation, tandis que le style des arcades dont les arcs s'élèvent sans lien, au-dessus des piliers, rappelle la construction en briques des Lombards » (Schmarzow, p.