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PEINTURES DE LA VOUTE

Chaque lunette est surmontée d'une sorte de calotte triangulaire, qui renferme, sur fond doré, des arabesques, des fleurs et des feuillages distribués autour d'un motif central où sont peints, dans un médaillon, les armes pontificales et des sujets empruntés au mythe égyptien.

En face de la fenêtre :

Set-Typhon s'empare d'Isis et du trône d'Osiris. — UÉcusson d' Alexandre VI. — Le Bœuf Apis.

En face de la porte d'entrée :

Départ d'Osiris pour la conquête de l'Inde. — Les Armes des Borgia. — Cérémonie funèbre à Memphis.

Au-dessus de la fenêtre :

Bésurrection du bœuf Apis. — UÉcusson d' Alexandre VI. — La Fête de Véquinoxe d'automne à Memphis.

Au-dessus de la porte d'entrée :

La Mort d'Osiris (et, sur un cartouche, on lit : A. P. M. VI. — 1494). — Les Armes des Borgia. — Cérémonie religieuse à Thèbes.

Entre les nervures de ces triangles, sont inscrits des octogones, flanqués à droite et à gauche, d'arabesques, et dans lesquels sont représentées l'astronomie et les planètes accompagnés de figures que les artistes du moyen âge avaient contume d'unir avec les divinités, personnifications des planètes. Nous avons donc, ici, non pas des compositions inventées de toutes pièce, mais des thèmes traditionnels tirés des répertoires en usage à cette époque.

En face de la fenêtre :

La Lune.

APPARTEMENTS BORGIA

Diane, sur un char traîné par deux dauphins, élève, de la main gauche, un croissant. A gauche, le signe du Cancer. A la partie inférieure, des pêcheurs sur le bord d'un lac.

Mercure.

Portant le caducée; il conduit un char traîné par deux cerfs, devant lequel est une jeune fille. A la partie inférieure, un groupe de cinq personnes figurant les Arts, les Sciences et le Commerce; un jeune homme, un compas à la main, représente les Arts, un autre, lisant, personnifie la Science; un vieillard, qui s'avance, appuyé sur un bâton, figure le Commerce.

En face de la porte d'entrée :

Vénus.

Accompagnée de l'Amour, elle est traînée par deux bœufs. La déesse tient, à la main, une flèche; à sa droite, les Balances; à sa gauche, le Taureau. A la partie inférieure, des groupes de jeunes gens et de jeunes filles, les yeux levés au ciel.

Apollon.

Il conduit le char du Soleil; sur la roue, est figuré le Lion. A la partie inférieure, un pape qu'entourent un empereur, un cardinal, une reine et cinq autres personnages.

Au-dessus de la fenêtre :

Mars.

Il tient une lance à la main, et est monté sur un char; à droite, le Scorpion; à gauche, le Bélier. A la partie inférieure, le rapt d'une jeune fille.

Jupiter.

Tenant à la main la foudre; il est assis sur un char que traînent deux aigles; à droite, les Poissons; à gauche, le Sagittaire. A la partie inférieure, des chasseurs et des fauconniers.

ROME

Au-dessus de la porte d'entrée :

Saturne.

Tenant à la main la faulx du Temps, debout sur un bige traîné par deux dragons. A droite, le Verseau ; à gauche, le Capricorne. A la partie inférieure, un moine s'approche de la fenêtre d'une prison devant laquelle sont assis deux mendiants. A droite, des estropiés; au fond, des paysans, dans un champ.

L'Astronomie.

Dans les airs, un globe terrestre sur lequel sont représentés les signes du Zodiaque. A la partie inférieure, dés savants conversent ensemble.

La partie centrale du plafond se compose d'un rectangle dans lequel sont inscrites des figures de formes différentes, ronde, hexagonale, enrichies d'arabesques. Au milieu, les armes du souverain pontife.

La décoration de cette salle n'est pas de Pinturicchio. Les remarques faites dans la salle du Credo doivent être répétées ici. Quelques critiques, parmi lesquels les frères G. et A. d'EsTE ont attribué les peintures à Mantegna, oubliant que ce maître avait quitté Rome en 1490 pour n'y plus revenir. D'autres ont nommé Benedetto Bonfigli en s'appuyant sur ce passage de Vasari (ni, sos) : « Benedetto Bonfiglio, le peintre pérugin, l'ami et le compagnon de Pinturicchio, bien que son aîné, exécuta de nombreux travaux à Rome, dans le palais du pape, en même temps que d'autres maîtres. » — Quant à Schmarzow, il répète pour cette salle ce qu'il a dit pour la salle du Credo et nomme Pierre d'Andréa de Volterre, le maître de Peruzzi, comme auteur de cette décoration.

Telle est, dans son ensemble, cette suite d'appartements dont l'intelligente restauration a été confiée à M. Seitz.

C'est le 8 mars 1897 que, suivant l'expression du souverain pontife, « le Vatican ouvrit ces salles à l'admiration du monde ». Une inscription, gravée dans la salle des Pontifes, rappelle cette cérémonie :

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