APPARTEMENTS PARTICULIERS
Bordone (Paris). — Vénitien. 1500; f 1570.
* Saint Georges combattant le dragon.
Moulé sur un cheval blanc, harnaché de rose, le guerrier, couvert d'une armure en acier, tète nue, de trois quarts tourné vers la droite, s'élauce l'épée à la main, vers le monstre qu'ira déjà percé de sa lance, dont la hampe brisée git sur le sol ; au premier plan, des ossements, et un cadavre à demi rongé ; au fond, à gauche, une église et un palais, de la terrasse duquel des spectateurs assistent au combat; à droite, la princesse, en robe orange, en prière, au pied d'un arbre. Signé, sur une banderole, à gauche : I. A. REG. PORD. F.
H., 3m. ;L., 1,85. B. — Cintré par le liant. — Fig. pet. nat. — Autrefois dans l'église de -\oale. près Trévise. Transporté, après 1870, au palais du Quirinal. — «Cette pointure, pâtée par des malencontreuses restaurationsqui ont fait disparaître les glacis dorés, est pleine de fantaisie et révèle toutes les qualités de l'art vénitien le plus pur » Morelm (i, r>03). — Attribué au Pordenone par Maniago, Burckiiardt, Moricll i , Crowe et Cavalcaselu:, ce tableau est considéré maintenant comme une œuvre de Paris Bordone. « Pour nous, l'œuvre est indubitablement de Pans Bordone ; on retrouve ici tous les caractères du style de ce maître. Comparez,par exemple, la manche de la robe de la lillc du roi que délivre saint Georges, avec la femme qui reçoit un collier, dans le tableau de la Brera, et vous trouverez la même manière d'établir les plis et les jeux de lumière. La tè Le du saint Georges, avec les boucles de cheveux frisés tombant élégamment sur le front rectangulaire, le nez légèrement bombé, le regard aristocratique, propre à Paris Bordone est la répétition de la première ligure d'apôtre qui se voit, à droite do la Vierge, dans cet autre tableau du musée dé Milan qui représente la descente du Saint-Esprit. Si Pordenone avait peint ce saint Georges, il faudrait dire que ce peintre vigoureux et si inventif eut été un plagiaire de Paris Bordone, ce qui est tout à fait invraisemblable » [Yenturi, Trésors inédits d'art).
Conti (Bernardine- de'). — Ecole milanaise. — Travaillait à Pavic en 1500.
* Portrait de Francesco Sforza enfant (1490 ; f 1511).
De profil tourné vers la gauche; sur sa chevelure, qui tombe en boucles blondes sur les épaules, est posée une couronne en joaillerie, sur laquelle est piquée une plume; robe brune avec inanches à crevés, manteau noir fermé sur la poitrine par un cordon. La main gauche pend le long du corps; de la droite, posée à la hauteur de la ceinture, il tient une bobine. Fond noir.
A la base, on lit : Vera imago primo geniti légitime ill1"'. Qvon. D^i, 10. gz. Marie Sfortie. Mediolani dvcis dvm esset etatis. Ajnor. Qvisqto M. ccclxxxxvi. Die xv ivwri. Bernardi de comitibvs opvs.
H., 0.6o; L., 0,ii. B. — Fig. mi-corps, demi-nat. — Autrefois auCapitole, puis à l'académie de Saint-Luc. — Décrit, en 1828, par Pi.atner comme représentant un membre de
ROME
la famille Sforza Cesarini. M. Venturi (Trésors inédits d'art) a refuté cette erreur. En effet, c'est là le portrait de Francesco, fils de Gian Galeazzo Sforza, qui mourut d'un accident de chasse, étant abbé de Noirmoutiers. — « Bernardino a peint le visage de cet enfant comme s'il avait des étoupes dans la bouche, mais on retrouve, ici, le soin à reproduire les détails du costume qu'on admire dans la famille de Ludovic le More, à la Brera de Milan. »
Cranach (École de Lucas Sunder). — Allemand. 1472; f 1555. Portraits d'un homme et d'une femme.
Vus en buste, en riches vêlements. Fond bleu; à la partie supérieure, au-dessus de chaque personnage, un écusson suspendu à un relief archi tectural.
H., 0,51 ; L., 0,20. B. - Fig. pet. nat.
Scipione (Pulzone, dit Gaetano). — Ecole napolitaine. — Gaëte.
Portrait de femme.
Tournée de trois quarts vers la gauche; la tête presque de lace, robe noire, chemisette blanche. La main gauche sur un livre posé sur une table, la main droite contre la poitrine. Fond noir.
H., 0,85 ; L., 0, 62. B. — Fig. mi-corps, gr. nat.
Sebastiano del Piombo (Sébastiano Luciani dit). — Vénitien. 1485; f 1547.
Saint Bernard.
Saint Bernard, debout sur une galerie, de trois quarts tourné vers la droite, regarde, au loin, le paysage qui apparaît entre deux colonnes, de a main droite, il porte la crosse; de la gauche, il tient, par une chaîne un démon sur la t£te duquel il a posé le pied.
H., 2,25; L., 0,85. B. — Fig. gr. nat. — Tableau superbe mais en mauvais état, de la dernière époque du peintre. Burckiiardt, 740. Crowe et Gavalcaselle (IL, «, 357).
École Italienne.
La Résurrection.
A la partie inférieure, le Christ, encore attaché sur la croix, soulève, de ses épaules, la pierre du tombeau, autour duquel sont agenouilles un pape, deux saints et un cardinal, recueillant dans des coupes et versant
APPARTEMENTS PARTICULIERS DE SA SAINTETÉ
Cliché Andersen. Typoprravurc Jenn Malvaux.
Bernardino de1 Conti.
Portrait de Francesco Sforza enfant.