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ÉGLISE S. MARIA DEL POPOLO

SANTA MARIA DEL POPOLO

Ne£ de gauche :

2e chapelle, dite de Notre-Dame-de-Lorette, édifiée sous la direction de Raphaël, aux frais de la famille Chigi.

Au maître autel :

* Sebastiano del Piombo (Sebastiano Luciani dit)., Naissance de la Vierge.

Dans une vaste salle, au premier plan, au milieu, des femmes donnent leurs soins au nouveau-né; d'eux d'entre elles préparent le bain dans lequel va être plongée la Vierge, qu'une troisième, coiffée à la mode napolitaine, tient dans ses bras ; une autre prend des mains d'une servante un panier contenant des langes, et une autre agenouillée présente des flacons de parfums. Une vieille femme et un enfant complètent « cette longue ligne de personnages, tous irréprochablement beaux, tous dans des attitudes soigneusement choisies, avec un mélange curieux de poses sculpturales, de formes masculines et de délicates affectations ».

Au second plan, à gauche, des servantes s'empressent autour de sainte Anne, couchée dans un lit et à laquelle l'une d'elles tend un bol. A droite, d'autres servantes occupées à des soins de ménage; une jeune tille, portant, sur la tête, une corbeille, se dirige vers la porte, sur le seuil de laquelle deux hommes conversent ensemble. Au fond, une enfilade de pièces avec une statue, sous une niche. A la partie supérieure, l'Éternel bénit sainte Anne, entouré d'anges et de saints dont les uns tiennent des livres et les autres s'abritent sous les plis de son manteau.

D'après Vasari (n , 369), ce tableau aurait été exécuté par Sebastiano, après la mort de Raphaël. En tout cas, le maître donne ici un nouvel exemple de l'enthousiasme avec lequel il embrassa les maximes de Michel-Ange. Le groupe supérieur semble avoir été exécuté, non pas seulement d'après des dessins, mais avec des cartons de Duonarroti, tellement l'action et la l'orme sortent du même moule. La partie inférieure montre plus de convention et une moindre puissance; la grandeur de la scène est encore saisissante et l'humble épisode de la naissance de la Vierge ne fut jamais conçu d'une façon plus splendide etaussi variée » (Cr. etCAV.,IV. It., n, 157). — « Cependant, quand on l'a longuement admiré, on est forcé de s'avouer que c'est là une belle chose, non selon la nature, mais selon l'art, non selon l'âme, mais selon l'intelligence; et l'on se dit que le moindre Angelico de Fiesole exercerait sur la contemplation une tout autre contagion d'attendrissement, de dévotion et de sympathie » (Montégut, Revue îles Deux Mondes, 1870, nj p. 986).

Ce tableau n'est pas le seul que Sebastiano peignit dans cette chapelle. Milanesi (Vas., îv, 568, n° 4) rappelle qu'il y avait laissé inachevé une Visitation qui fut sciée lorsque le Bernin édifia les mausolées d'Agostino et de Sigismondo Chigi. Les morceaux ont fait partie, au commencement du siècle, de la collection du cardinal Fesch.

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Les lunettes, décorées en 1554 parSalviati (Francesco) etVanni, représentent des Épisodes de la Genèse : David jouant de la harpe, le grand prêtre Aron, agitant un encensoir.

« ... Avec une perfection que n'avait pu donner l'indolence et l'irrésolution deSébastiano » (Vasari, v, 572).

Mosaïques de la coupole.

Luigi délia Pace, artiste vénitien, exécuta, d'après des cartons de Raphaël, les mosaïques de la coupole, comprises dans des encadrements architectoniques, d'un beau style décoratif. Elles représentent Dieu le Père, entouré d'anges, bénissant. Autour, les sept planètes, et comme huitième sphère, le ciel des étoiles fixes, sous la protection et la conduite de messagers divins.

« Ici se rencontrent la mythologie et la symbolique chrétienne ; Raphaël, tout en contondant les ligures dans la même action, les a merveilleusement distinguées par l'expression et le caractère. Les divinités planétaires ont la puissance, l'inquiétude, la passion; les anges ont la réserve et le calme. L'ordonnance des plans, selon laquelle la partie supérieure des divinités planétaires seule apparaît, est tellement adaptée au sujet, qu'on ne peut se la représenter autrement » (Burck., 69o).

Chœur.

La décoration de la voûte par Pinturicchio se compose d'un motif central renfermant au milieu, dans un cadre octogonal, le Couronnement de la Vierge. Autour, dans un champ à fond doré, avec ornements de feuillage, animaux fantastiques et petits génies, sont, alternativement, dans des cadres ovales, les Quatre Evangélistes, et dans des rectangles, aux petits côtés sphériques, les Sibylles couchées, tenant à la main un cartouche avec leur nom. Aux quatre pendentifs, dans des niches, les Quatre Pères de l'Église assis sur un trône.

« Dans ces fresques, on retrouve tout à fait le système de décoration que Pinturicchio avait déjà employé sous Alexandre VI. Il s'attache ici, plus étroitement que dans les peintures de la Libreria de Sienne, au remaniement architectural de l'espace concédé au décorateur, ainsi que c'était la coutume sous Sixte IV. » — Citées par Vasari (.111, 503). « — Si l'on ne connaissait pas les Sibijlles de Raphaël et de Michel-Ange, celles de Pinturicchio seraient plus admirées. Tandis que Raphaël a imprimé aux siennes un caractère typique, son aîné, qui d'ailleurs lui ressemble dans ces figures, leur a conservé plus d'individualité, et s'est tenu plus près de la nature et du portrait » (Ch. Blanc). — Comparant dans leur ensemble avec les œuvres antérieures de Pinturicchio les décorations de cette église, M. Schmarzow ne trouve cependant que peu de changement dans la manière de peindre du maître à cette époque. « Les personnages ne sont pas devenus plus robustes, ni plus vivants, son dessin ne s'est pas perfectionné ; mais ses couleurs sont plus claires et plus gaies, et font mieux ressortir les scènes qu'elles rendent plus animées. Tandis que les œuvres romaines de son activité première ont quelque chose de rude et de gothique que la ville éternelle regardait comme un provincialisme choquant, les œuvres suivantes ont bien plus de grâce et de niouve-

SANTA MAJUA DEL POPOLO

ment. De plus, à sa facilité de production s'unit encore, grâce à l'influence du Pérugin, une certaine profondeur de sentiment qui lui a acquis la laveur des Romains. Car, dans toutes les œuvres de Pinturicchio, on admire des créations aimables et gracieuses qui pouvaient contenter et faire plaisir aussi longtemps qu'on n'eut pas à leur opposer les formes florentines » (p. 73).

lre chapelle, à gauche du chœur:

Michelangelo Amerighi da Caravaggio.

Conversion de saint Paul. — Crucifiement de saint Pierre.

Peintures ayant beaucoup noirci et presque invisibles. — Citées par Beli.oki (i, 214.) qui constate d'ailleurs que « la composition est tout à fait sans mouvement ». — « Pour juger à quel point atteignent, cliez ce peintre, lorsqu'il n'a rien à exprimer, la barbarie de la composition et la grossièreté de goût, il faut remarquer ces deux toiles. »

(BURCK. . p. 80i).

Sur l'autel :

Carracci (Annibale). — Anjnibal Carrache. L Assomption.

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