SANTA TRINITA DE' MONTI
deux saintes femmes sont aux côtés de la Vierge, évanouie, que soutient la Madeleine- Cette peinture, exécutéeà fresque en 1541, ainsi qu'en fait foi un reçu qui appartient à la famille Passerini, fut transportée sur toile en 1811 et restaurée par Palmaroli. — Gravée par G.-B. de Cavaleriis, del Cecchi, Dorigny, Paolo Toschi, L. Dame, dans l'Histoire des Peintres, etc. Elle fut vendue aux religieuses, qui en décorèrent leur sacristie. En 1855, le chevalier Luigi Passerini, à la suite d'un procès qu'il gagna contre le gouvernement français, lit replacer la peinture dans la chapelle des Orsini, dont il était l'héritier. — Il existe une première pensée de cette Descente de Croix qui n'est pas tout à fait semblable à l'œuvre définitive, que possédèrent successivement le peintre français, Jacques Stella et Mariette; c'est sans doute cette réplique que vit Vasari; car. dans sa description de l'œuvre, il s'exprime ainsi : « Dans ce panneau, la Vierge n'est pas soutenue par les Marie, mais elle est tombée par terre évanouie, ce qui est contraire à l'histoire de l'Evangile, qui dit de la mère du Sauveur : slnbat » (vn-52). Or, dans le tableau que nous avons sous les yeux, la Vierge est debout, soutenue par la Madeleine. — D'après la tradition, Michel-Ange aurait fourni à Daniel le dessin de sa composition. « Cette opinion ne manque pas de vraisemblance; mais, s'il est vrai de dire que Daniel de Volterre fut assez habile pour reproduire le merveilleux dessin, le modelé accentué, et quelque chose du style de son illustre maître, il faut convenir aussi qu'il n'en eut pas l'étonnant caractère, le sentiment profond, les défauts sublimes. La composition, sans doute, est bien conçue, distribuée en groupes heureux, et plusieurs ligures ont même une expression énergique; mais le tableau, partout éclairé d'une lumière égale, est tout à fait sans ressort » (Ch. Blanc, Histoire des peintres).
De chaque côté, du même artiste, une Sibylle que Vasari décrit comme « un véritable chef-d'œuvre ».
3e chapelle, à l'autel :
Veit (Philippe). — Allemand» 1795; f 1877. La Vierge.
4e chapelle, à l'autel :
Langlois (Jérôme-Martin). — Français. 1779; f 1838. Saint Joseph.
5e chapelle.
Giulio Romano (Giulio Pippi dit). — Jules Romain (Attribué à) Apparition du Christ à la Madeleine.
6e chapelle, à l'autel :
Seitz (Alexander). — Allemand. 1811 ; f 1888.
Le Sauveur. A gauche : les Vierges sages et les Vierges folles. A droite : le Retour de VEnfant prodigue.
ROME
Transept de gauche :
Pierino del Vaga (Pietro Buonaccorsi dit). Isaïe et Daniel.
« Et, sur un arc de la chapelle, il fit deux prophètes de deux brasses et demie, représentant Isaïe et Daniel, qui, dans leur grandeur, montrent une beauté de dessin et une agréable couleur, comme pourrait le faire un grand artiste; on verra clairement, si on considère Isaïe, en train de lire, la mélancolie de l'étude et le désir d'apprendre par la lecture; car, en fixant le regard si\r le livre et la tête dans la main, il rend bien comment l'homme se tient quelquefois lorsqu'il étudie. De même, le Daniel immobile lève la tête aux contemplations célestes pour enlever les doutes à son peuple. Au milieu de ceux-ci, il y a deux enfants qui tiennent avec grâce l'écusson d'un cardinal; ils sont peints si parfaitement qu'ils semblent en vraie chair; bien plus, on les dirait en relief » (Vas., v, coi). — « Ces prophètes ont, en effet, de la majesté et de la grandeur, mais non pas une majesté et une grandeur originales; car, naturellement, par le caractère de son génie, Pierino inclinait à la grâce plutôt qu'à l'ampleur et à la force. Tout ce qu'il montrait de fierté dans son style, il le tenait de l'étude assidue qu'il avait faite de Michel-Ange » (Ch. Blanc, Histoire des Peintres).
Épisodes de la vie de la Vierge.
Dans la voûte, sont répartis des épisodes de la vie de la Vierge : la Conception, — la Naissance, — la Présentation au temple, — la Visitation, « avec beaucoup de belles figures; les femmes, montées sur des soubassements pour mieux voir, ont une attitude tout ce qu'il y a de plus naturel; les autres personnages ont du bon et du beau dans leurs mouvements » (Vas.); — l'Assomption, — le Couronnement de la Vierge.
Ces deux derniers sujets sont de la main des frères Zuccheri (Taddeo et Federigo) appelés par Pierino del Vaga qu'une maladie empêchait de terminer son œuvre. Voir la note de Milanesi (Yas., v, 602).
Côté droit.
3e chapelle :
École de Daniele da Volterra. — Fresques. Au maître autel :
L Assomption.
Parmi les apôtres, on remarque, à droite, le portrait de Michel-Ange appuyé contre une colonne, regardant le spectateur.
A gauche :
Massacre des Innocents.
Devant le péristyle d'un palais, au premier plan, des soldats, l'épée