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SAN IGNAZIO

(Saint-Ignace).

Place San Ignazio, au bout de la via de-1 Caravita, donnant sur le Corso, en face du palais Sciarra. Commencée en 1626, après la canonisation du saint, sur les plans du Père Grassi, elle fut terminée en 1685. Les dessins pour la façade, furent donnés par Algardi. Église à trois nefs, considérée comme un des types les plus parfaits du style de l'époque.

Grande nef.

Peintures de la voûte :

P. Pozzo (Andréa), jésuite. — Trente. 1642; f 1709. L'Entrée triomphale de saint Ignace au Paradis.

« En commençant par la tribune, il représenta le saint glorifié par Dieu, avec ses miracles. Il s'élance du haut d'un portique, en habits sacerdotaux, et, soutenu par des anges, ilregarde d'un œil compatissant, les malheureux et les infirmes qui recourent à lui.

« Dans les ovales de Tare qui sépare la tribune de la coupole, il peignit, avec des figures en raccourci, le Siège de Pampelune où le saint fut blessé à la jambe par un boulet.... Ensuite, devant peindre les anges de la coupole qu'on y représente presque toujours, soit avec les Évangélistes, soit avec des docteurs, il voulut rompre avec ces sujets et en inventa de nouveaux; il peignit donc quatre épisodes célèbres de la Sainte Écriture, comme allusions au zèle du saint à dompter les monstres de l'hérésie, c'est-à-dire : un David et Goliath, un Samson abattant les Philistins, une Judith décapitant Holophenie, une Jahel transperçant d'un clou les tempes de Sisara.

« .... Ensuite, devant peindre la grande voûte et considérant son immensité qui aurait épouvanté même Lucas Giordano ou tout autre peintre célèbre pour sa prestesse et renommé pour l'ampleur de sa peinture, néanmoins il ne se troubla pas. Il la termina en un peu plus

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