‹ Rome; lettres d'un pèlerinChapitre 1 sur 82 · AL SI6N0R CAVALIERE PAOLO MENCACCI · texte numérisé non relu

AL SI6N0R CAVALIERE PAOLO MENCACCI

KOMANU.

C'est Dieu qui a fait la France et qui a fondé l'Église ; de telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumit à deux puissances, et que nous avons deux pa* tries : la cité étemelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle et la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la fui.

(Lacobdaibk. Diseoun iur la vocation d§ la nation française.)

Gicéron disait que Rome était la cité constituée par le concours de tous les peuples , ex nationum consensu constituta, et Pline parle quelque part de l'immense majesté de la paix romaine qui enveloppe toute la terre , qui rassemble les empires divisés et ramène Tbomme à Thumanité. Dans ce portrait qu'ils font de Rome, ces deux écrivains antiques semblent peindre moins la ville des Césars que la ville des Papes , dont ils pressentent , dirait-on , les immortelles destinées. Tertullien, à son tour, pour exprimer cette universelle influence de Rome, a créé le mot de Romanitcts; il disait la Romanité, comme nous disons l'humanité !

II a

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