‹ Rome pendant le concileChapitre 23 sur 32 · DE PARIS · texte numérisé non relu

DE PARIS

Mon cher abbé, La lettre, brève mais significative, que vous m'adressez de votre lit de souffrance, m'édifie beaucoup et me console. Je vous connaissais assez pour n'avoir jamais douté de votre entière docilité envers les décisions de l'Église. Cette soumission

est la gloire et la véritable grandeur du prêtre et de l'évèque ; c'est aussi la seule sécurité de conscience.

Vous avez beaucoup écrit pour la défense de la vérité ; mais vous rendez à l'Eglise un plus grand service en effaçant les dernières pages tracées par votre main, que lorsque de la même main vous écriviez ces livres si utiles et si éloquents qui ont affermi la foi dans un si grand nombre d'âmes .

Par ces nobles et généreux exemples, nous mettons notre conduite d'accord avec nos convictions, et nous prouvons au monde que nous sommes sincères lorsque nous soutenons que la lumière de la foi est supérieure à la lumière de notre faible et vacillante raison .

Je fais des vœux bien ardents pour le rétablissement de votre santé, afin que vous puissiez continuer à défendre la cause de la religion avec le talent qui voua distingue et la nouvelle autorité que vous donne l'acte si honorable de soumission que vous venez d'accomplir .

Je vous bénis de tout mon cœur, mon cher abbé, et vous renouvelle l'assurance de mes sentiments les plus affectueux* f J. Hipp,, archevêque de Paris.

Page 1