FIN
Je lire de tout cela Tespérance d'un prochain apaisement de l'opposition conciliaire. Il faut remarquer que tous ces anonymes violents et injurieux, qui compromettent déplorablement tant de noms honorables, n'engagent, en définitive, personne. On ne les chasse pas, c'est vrai, mais on ne les avoue pas, et aucun membre du Concile n'est officiellement lié à ces fâcheux amis. Le plus avancé peut dire, comme le théologien de Mgr Maret : « Je ne connais point ces gens-là, je ne les ai point chargés de parler pour moi, je ne peux répondre ni de leur mauvaise foi, ni de leur ignorance^ ni de leur audace. Ce que j'ai dit et ce que j'ai .signé était selon le droit, et j'ai le droit de ne pas répondre d'autre chose.»
C'est là, Dieu merci, le vrai de la situation. Elle ouvre une voie large à tous les rapprochements, à
tous les retours, et je suis toujours convaincu qu'il y en aura beaucoup lorsqu'un certain enivrement de la lut le sera dissipé. Les yeux exercés et tranquilles voient venir cet heureux moment.
25 mai.
On a entendu le trentième discours, et le résultat est l'augmentation constante des discouirs à entendre. La minorité, s'appliquant à parler tout entière, provoque à parler un nombre au moins égal d'orateurs de la majorité. Devant Tobjection obstinée, il y a d'abord une envie de ne répondre à rien, et ensuite une volonté de répondre à tout, deux fois plutôt qu'une. Non-seulement la nature humaine ne hait pas de parler et surtout de discourir, mais, ce qui l'honore davantage, elle a du zèle pour la vérité. La liste des orateurs en révèle plus d'un qui n'a pas dû se proposer d'aborder la tribune. Il a cédé néanmoins, allongeant pour sa part ]e temps qu'il voudrait abréger. 11 a sans doute espéré d'achever une objection prête à renaître, de prévenir une objection future. Toujours est-il que sur ce point ceux qui voudraient
finir font exactement comme ceux qui ont résolu de ne finir pas.
La fin des séances est laborieuse. Toujours un certain nombre de Pères quittent la salle avant que le dernier discours soit terminé. Quand ce sont des membres de la minorité qui se retirent, on sait qu'un membre de la majorité estàl'ambon. Lorsque les déserteurs appartiennent à la majorité, c^est le signe qu'un membre de la minorité fait en ce moment peser la parole. Généialement la majorité écoute mieux. Elle est plus tranquille et plus douce.
On voit qu'il y a discussion. Puisque l'Opposition parle avec tant de persévérance, elle est donc entendue ; ou alors, parlant pour ne rien dire, eJle n'a donc rien à dire. Je ne suis point là, je ne lis point les procès-verbaux, je ne peux rendre témoignage ; mais je n'affirme pas moins que l'on discute, et qu^à cet égard le vœu de l'Opposition est rempli. J'ajoute qu elle n'a point le rôle éclatant. Les effets des premiers jours ne se reproduisent plus. Maintenant ce sont les discours et les réponses de la majorité dont l'impression perce les murs. Ceux qui auraient tant voulu des luttes corps à corps s'aperçoivent que le péril eût été pour eux. Le choixdu Concile a mis dans les commissions, non- seulement des savants, mais des orateurs dont le mérite ne redoute aucune comparaison avec les talents et k latin qu'on a tant vauh's après le feu des premières escarmouches. Le
200 ROME PENIiANT LE CONCILE.
règlement se trouve plus protecteur des intérêts de l'opposition que si elle l'avait fait elle-même. Il lui donne le temps de se préparer; elle en a besoin. Elle peut s'en apercevoir aux réponses qui lui sont données dans les vingt-quatre heures. Elle les recevrait aussi solides et plus chaudes si la nuit ne les reposait pas.
Etrange désir de mener le débat conciliaire comme un débat de parlement, où Ton court les fortunes de la guerre, ne refusant pas la ruse, cherchant toujours un peu à enlever les choses par surprise ou d'assaut î Croyant avoir des athlètes, et un peuple aux environs, on réclamait la lutte corps à corps et le droit d'ouvrir les fenêtres. Mais cette partie d'un plan contraire à la nature même de l'Assemblée, et comme tel impraticable dans son ensemble, ne pouvait rien produire isolément, l'eùt-on réalisée. Dans une Assemblée où la résolution n'est pas immédiate ni décisive, et où la recherche pure du vrai est le vœu absolu des consciences, l'esprit de parti doit finir par être absolument vaincu. Qu'importe alors l'avantage partiel remporté çà ou là, grâce aux muscles de tel ou tel combattant ! On combat devant la conscience, en pleine lumière ; il faut avoir pour soi la doctrine et la raison ; l'éloquence n'est qu'une servante qui n'a pas voix au conseil.
Personne ne blâme une opposition de conscience, chose naturelle, légitime, souvent très-utile. Le mal
c'est lopposition systématique, Vesprit d'opposition, l'application obstinée et désordonnée à faire de l opposition. Voilà ce que le public chrétien n'aurait pas voulu voir au Concile, et ce que le sentiment catholique espérait qui n'y serait pas. L'Opposition proprement dite est une mauvaise vieillerie séculière qui, dans l'Église, est assurée de rencontrer à son tour une opposition carrée.
La première opposition dans l'Église a été une opposition à r Église. Elle s'est appelée la nouveauté, le premier opposant a été qualifié de novateur. Il a voulu introduire quelque chose qui n'existait pas, ou empêcher le développement nécessaire de quelque chose qui existait et qu'il niait. Créée de Dieu pour grandir, l'Eglise contint en elle dès le commencement tout ce qu'elle sera jusqu'à la fin des âges. Elle a besoin de tous ses éléments et n'a besoin d'aucun élément nouveau. Lui vouloir donner, c'est lui vouloir ôter. Elle le sait par la foi, elle le sent par un instinct sublime, elle le connaît manifestement par l'illumination divine qui lui est garantie. Et le novateur, soit qu'il veuille ajouter, soit qu'il veuille retrancher, soit qu'il veuille transformer, court à un écueil où il se brisera. Vingt siècles attestent cette merveille. Depuis vingt siècles, l'édifice qui semble crouler de vétusté se soutient et grandit par la sève de son antiquité. Le temps passant sur ces murailles n'en arrache que les plantes parasites. Les siècles qui
écrasent toute construction humaine, s'accumulent ici comme parure ; Dieu les suspend au fronton de son Eglise immortelle comme des guirlandes d'où s'échappent les fruits, les parfums et les fleurs.
L'esprit d'opposition semble ne regarder l'Église qu'avec les yeux du monde. Il croit qu'elle va crou-* 1er. Certainement ses intentions sont bonnes ! Mais avec ses bonnes intentions, il ne veut pas moins quelque chose que l'tlglise ne veut pas, ou^ ce qui revient au même, il ne veut pas quelque chose que l'Église veut. Il propose une nouveauté, la périodicité conciliaire ; il refuse un développement, l'ascension au degré dogmatique d'une vérité qui de tout temps, partout, pour tous, fut plus que voisine de la foi.
L'Église, si j'ose risquer cette comparaison, est comme un homme affecté d'un mal dont il connaît parfaitement la nature, mais qui ne connaît pas moins parfaitement sa constitution propre, et le régime et le remède qu'il lui faut ; et, de plus, il a un médecin qui l'a toujours guéri. Au milieu de la crise, survient un empirique plein d'affection et de zèle, personne n'en doute, mais entêté d'une de ces panacées en vogue qui guérissent,, dit-on, tout le monde. Il propose sa panacée; il veut qu'on l'accepte et que l'on commence par changer le vieux régime et abandonner toute l'aucienne hygiène. Le malade répugne à cet essai périlleux, le vrai médecin défend d'en courir l'aventure, la panacée est refusée ; et le zélé
empirique se fâche. Il fait cent discours sur la constitution du malade, il déclame terriblement contre le vieux médecin qui tient bon pour le vieux régime ; il crie que tout est perdu, ameute les domestiques, les amis, les enfants, rêve d'employer la contrainte, menace de «{uitter la maison ; bref, tout ce qu'inspire la coière. Peine perdue, le vieux médecin sera obéi^, le vieux régime sera gardé, et l'empirique lui-même^ lorsqu'il sera malade, ne voudra ni d'un autre régime ni d'un autre médecin. Mais, en attendant, le goût de la nouveauté lui ayant soufflé l'esprit d'opposition, et l'esprit d'opposition lui ayant valu un échec général, il est tourmenté d'une mauvaise humeur générale. De là des écarts qui affligent ses amis et des inteaipérances qu'il regrettera.
Je vous ai plus d'une fois annoncé qu'il y aurait une tactique pour traîner le Concile en longueur. Elle est fidèlement et fortement pratiquée. — Gagnons la tin de juin, disait-on après la préseatation du schéma, nous aurons gagné une année. Et pourquoi gagner, c'est-à-dire perdre l'année ? Parce que l'on espère quelle événement extérieur qui modifiera ou la majorité, ou l'esprit de la majorité et fera accepter enfin la panacée, c'est-à-dire la périodicité et la co-so-uveraineté du Concile. Telle est l'admirable Revalescière qui doit mettre un terme à tous les maux du monde en changeant la constitution de l'Église. Elle la ihattgerait, en efi'et !
On marche néanmoins. L'infaillibilité se fait à la manière de tout ce qui germe. On sait que la maturité vient, parce que l'on voit passer le temps. Plusieurs Pères m'ont dit maintes fois qu'ils croiraient perdre leur temps, s'ils pouvaient croire que Dieu perd le sien. Mais Dieu travaille, et l'homme qui se croise les bras sur l'ordre de Dieu, travaille avec Dieu, comme celui qui déploie l'énergie entière de ses forces.
J'entendais tout à l'heure à peu près la même chose d'un de ces graves moines qui ne se pressent jamais et ne perdent jamais une minute. Le temps, selon lui, nous est donné pour que nous fassions toutes choses avec maturité, et c'est la voie courte, parce que les choses faites avec maturité sont moins à refaire, grande économie de temps. A propos du Concile, ce moine me parlait aussi de la patience, il me disait que la patience de l'homme est une bonne et active ouvrière.
De la patience nécessaire dans le Concile et aux alentours, l'entretien s'était porté sur la fabrication de Tessence de roses, à quoi ce Père s'entend fort bien, c'est un de ses métiers pour vivre. Il fait du blé, du vin et de l'essence de roses; ce qui, par parenthèse, a longtemps divisé les philosophes de son endroit, car les uns lui reprochaient d'être un moine fainéant, et de priver le monde d'une activité, et les autres d'être un moine laborieux et de faire concur-
renée au peuple. Il leur a dit : Entendez-vous! — Ils se sont accordés à lui reprocher d^être moine, ce crime suffit. Mais comme il a plus d'esprit qu eux, il use de patience. Il finit par leur faire accepter du pain, du vin, de l'essence de roses^ et enfin l'extrême-onction, après quoi ils se taisent.
Je vins à lui demander combien il faut de roses pour produire un de ces petits flacons d'essence pure que les Orientaux vendent si cher? 11 me répondit : Il ne faut pas de roses. Le bon Dieu a mis l'essence de la rose dans le géranium, qui pousse et prospère en des lieux où la rose ne réussirait pas si bien ; il craint moins les intempéries, il est plus abondant.
Je prends donc, poursuivit-il, du géranium, non pas le premier venu, mais une espèce particulière. Je l'ai semé dans un champ choisi, je lui ai donné une culture spéciale, je le fais faucher quand le moment est venu. Je connais le" moment, lorsque les tiges commencent à fleurir. Plus tôt il serait trop tôt, plus tard il serait trop tard. Je ne coupe pas pour une première ni pour une seconde tige fleurie, je n'attends pas que tout le champ soit en fleur.
Je fais couper par le pied, et je prends tout ce qui est dans le champ, tiges et feuilles, tiges hâtives et tiges tardives. Je n'épluche pas. Je prends les racines que la faux arrache, et s'il y a quelques herbes vaines qui se soient mêlées au géranium, je les prends. Parce qu'elles ont poussé dans le champ, elles ne
nuisent pas. Peiil-être sont-elles nécessaires,, peutêtre contiennent-elles un suc, un amer particulier qui a sa vertu; peut-être que l'essence serait imparfaite, si un peu de cet élément étranger n'y entrait pas. Mais je ne prends rien du champ qui est à côté et qui porte d'autres plantes.
J'ai tout coupé. Je charge tout sur une immense charrette, je verse tout dans un immense alambic, et je me croise les bras. 11 se fait là un travail dont je connais la marche, mais dont j'ignore le mystère. Ces feuilles et ces tiges qui ne sont pas au même degré de maturité, ces racines, ces brins morts, cette partie minime d'herbes vaines, tout ce produit du champ f-ermente dans l'alambic, se désagrège^ se mêle, s'expulse, se réunit. Des atomes se séparent à jamais, d'autres s'appellent, se joignent et se confondent indissolublement. Une partie de cette matière s'exhale en vapeur, une partie devient boue et sera poussière, une partiCîSuintant lentement à travers de longs circuits, devient une matière toute nouvelle : c'est l'essence. Mon champ m'en a donné un petit flacon.
Mais de ce petit flacon les manipulateurs en tireront plusieurs autres plus grands, et ce sera toujours de l'essence; et de chacun de ces flacons plus grands, tirés du premier petit flacon, l'on tirera des bouteilles plus grandes, et ce sera encore de l'essence ; et avec cette essence on donnera le durable parfum de la
rose à mille objets qui le communiqueront encore ; et ainsi le parfum de la rose remplira pour de longues années un espace qui sera des millions et des millions de fois plus vaste que le champ de géranium d'où je l'ai tiré. Il semblait que j'eusse réduit à rien toute ma moisson. Je l'ai mise, en effet, dans un flacon que peut cacher la main fermée d'un enfant; mais cependant je l'ai immensément étendue, et je tiens là de quoi envoyer le parfum de mon champ à toutes les exti'émités de la terre.
— Yoilà le Concile ! m'écriai- je.
— Yoilà le Concile, reprit le bon moine. Yoilà le Concile dans la main du Pape, et le Pape et le Concile dans la main de Dieu. Yoilà le Concile et le Pape, avec le secours du temps et le secours du Saint- Esprit, dégageant de la pensée humaine, qui est encore une sorte de matière, ce qu'elle renferme de la y)ensée de Dieu. Toute comparaison cloche entre les choses humaines et les choses de Dieu, et tout mystère reste mystère, car le mystère est de sa nature divin et insondable, et l'esprit de Thomme ni n'en peut toucher le fond ni n'en peut faire le tour. Mais suivez la e^Dmparaison, vous en saisirez la justesse générale. Pour moi, c'est assez, sans que je me targue de répondre à tous les pourquoi. J'y trouve la raison suffisante de ce que nous voyons, l'explication de l'opportunité, l'explication des âcretés, l'explication des lenteurs, etc., etc.
Sauf en certaines circonstances de son choix, comme aux noces de Cana, où l'eau fut changée en vin sans passer par l'alambic du cep, Dieu respecte la liberté, même dans les choses. A plus forte raison la respecte-t-il dans l'homme, à plus forte raison dans le prêtre. Il ne veut pas forcer un Concile à donner ses canons plus vite qu'il ne force un plant de géranium à fournir sa parcelle de rose ; et il faut beaucoup de matière pour donner ime goutte d'essence et beaucoup de temps pour dégager l'essence de la matière qui la contient et qui la retient. Une fois dégagée, cette essence sera assez libre, assez élastique, assez durable, elle ira assez loin. Et pour conclure, attendons tranquillement : le temps était venu, les tiges avaient fleuri^ la matière est dans l'alambic, Fessence sortira.
Ainsi me parla mon bon vieux moine, cet homme inutile c|uifaitdublé, du vin et de l'essence de roses, et qui dit la messe et donne le corps et le sang de Jésus-Christ. J'aurais causé une heure entre M. deYillemessant et M. Emile de Girardin sur le chemin du Sénat que j'y aurais pris moins de plaisir. On annonce encore cent discours avant la proclamation du dogme. Je le veux bien, et je passerais par cent cinquante, quoique j'attende debout à la porte, en dehors. Le dogme sortira.
On se répète dans Rome une parole éloquente qui a franchi hier le seuil du Concile. Le digne évêque
ROME l'ENDAM LK CONCILE. 209
d'Urgel monta à la tribune pour se féliciter de voir les deux grands vœux catholiques de la noble Espagne au moment d'être accomplis, car le dogme de l'Immaculée Conception de la sainte Vierge est proclamé, et le dogme de l'infaillibilité du Pape va l'être bientôt. Et je finis mon article comme le pieux évêque a commencé son discours : L^rus moriar!
CXJII
25 mai.
Comme je vous l'ai écrit, j'ai eu l'honneur de déposer dernièrement aux pieds du Saint-Père cent mille francs provenant de la souscription ouverte â'dusV Univers. Je m'étais permis d'accompagner cette offrande de TAdresse suivante :
Très-Saint-Père,
Prosterné à vos pieds ,j' apporte une nouvelle ottrande fournie par la souscription ouverte dans les bureaux de l'ÏJmversatin de vous aidera subvenir aux frais du Concile.
Cette souscription, qui continue, est alimentée par l'obole du ])auvre, surtout par l'obole du prêtre, plus pauvre en France que les plus pauvres, mais plus généreux que les plus opulents, (^es oboles sont des actes de foi et d'amour envers le Vicaire de Jésus Christ.
210 ROME PEiNDANT LE CONCILE.
Elles co iifessent votre mission d'autorité et de salut. Elles remercient notre Sauveur qui a donné Pierre au monde, et qui, en nos jours inquiets, vous a mis sur ce trône de lumière et de justice pour abattre, pour confirmer et pour édifier, de telle sorte que par ce magistère infaillible nos esprits reçoivent la certitude et nos âmes la paix .
Pour les souscripteurs, pour mes collaborateurs de l' Univers et pour moi, leur heureux intermédiaire, j'implore humblement la bénédiction apostolique.
Louis Vluillot,
8 mai.
Notre Saint-Père a daigné répondre par le Bref que voici :
Dilecto filio j4loisio Veuillot Plus PP. IX.
Dilecte Fili, salutem et Apostolicam Benedictionem ,
Significationes illas devotionis et amoris quas proprio, et sociorum tuorum nomine a te factas excepimus dum amplam a fidelibus commissam ephemeridi tuse stipem nobis off'erebas, acceptissimas quidem habuimus; nec parum ipso munere delectati sumus, sive uti pignore filialis pietatis plurimorum, sive etiami uti fructu certaminis a te jamdiu pro religione et hac sancta Sede suscepti . Splendidius tamen istud et nobilius fieri uohis est visum, cum didicimus, a popello prœsertim et ab inope Galliarum clero hœc Nobis collata fuisse subsidia, siquidem eo plures in hoc opus convenisse oportet, quo teauiores^esse debuerunt singulorum symbolse; unde patet, antiquam fîdei simplicitatem vigere in plerisque, et ejusmodi esse Cle-
rum, qui arctœ animomm cum ista veritatis cathedra conjunctioni confirmandte promovendaeque naviter adiaboret. Quare vix quidquam suayius contingere Nobis potest per base tempera, qui mœrentes conspicimus quantum gliscentes passim errores animabus periculum confient, et quo nisu Ecclesiae et sanctœ hujus Sedis osorcs filios Nostros a Nobis divellere conentur.
Qiiamobrem gratulamur tibi sociisque tuis ob faustum laboiiim exitum, gratulamur illis, qui eos in proprise pietatis confirmationem eonvertunt; gratulamur Clero, qui eorura vestroque propo«ito adstipulatur exemplo zeloquesuo; et omnibus mercedem religione sua et caritate dignam adprecamur. Divini vero favoris auspicem patemseque nostrse benevolentise pignus tibi, dilecte fili, sociis familiœque tuse ac ceteris, commendavimus benedictionem apostolicam peramanter imper, timur .
Datuîn Romœ apud sanctum Petrum die 19maii anno 1870.
Pontiticatus nostri anno vicesimo quarto .
Plus PP. IX.
Yoici la traduction de ce bref :
A notre cher Jlls Louis VeuUloL