‹ Rome & ses monumentsChapitre 105 sur 384 · SAINT ALEXIS · texte numérisé non relu

SAINT ALEXIS

La ville afémeat ; on s*agite, on se met en prièrea, pour demander à Dieu où est le saint qu'il faut chercher. La môme voix se fait eolendre : « Cherchez Vhomme de Dieu, afin qu'il prie pour Rome ; » puis elle ajoute, « In domo Euphemiahi qucerile. « Cherchez dans la maison d'Euphemianus, »

Le peuple 8*y porte en foule; oa trouve le saint pauvre, mort sous un escalier, un crucifix dans une main, un papier fermé dans Tautre. Vaine'ment on veut lui ôter ce papier dans lequel on présume quMl a écrit son histoire. Le souverain Pontife, l'empereur. le sénat, sont bieDtôt informés du prodige; ils accourent sur le mont Aventin : le père d'Alexis fait partie du cortège. Arrivé près du mort, le vicaire de Jésus-Christ lui ordonne, au nom de Dieu, de remettre le papier quil tient à la main : la main s'ouvre et laisse tomber récrit dans celle du pape. Lecture en est faite en présence de l'empereur, du sénat, de tout le peuple, du père, de la mère, de l'épouse de saint Alexis. Qu'on juge de l'impression qu'elle dut produire sur ces derniers témoins, en leur apprenant, que ce pauvre, caché depuis dix-sept ans sous un escalier du palais, était Alexis, leur fils, leur époux. Rome entière fondit en larmes de douleur et de joie. Par respect pour le serviteur de Dieu, l'empereur Hooorius et le pape Innocent I voulurent porter euxmêmes le saint dans l'église de Saint-Boniface. Le corps de saint Alexis repose sous le mattre-autel avec celui du saint martyr Boniface (4).

Après avoir traversé une belle cour carrée, on arrive à un portique (1) ; à droite on aperçoit la statue de Benoît XIII. Cette église est ordinairement fermée ; pour y avoir accès, on s'adresse au couvent des Pères Somasques; la porte d'en* trée de l'établissement est à gauche du portique. L'église est à trois nefs et divisée par des pilastres ; la propreté y est admirable. Au bas de la nef latérale gauche, derrière une grille, on aperçoit (2) fescalier, dont nous avons parlé plus haut. Il est en bois, composé de dix marches et recouvert d'une gaze qui le protège contre la poussière, sans empêcher de le voir distinctement. Une statue représente le saint couché, tenant d'une main un crucifix et de l'autre un papier. Dans la nef latérale droite est le puits, étroit et profond, où Alexis puisait l'eau dont il s'abreuvait. (3) Autel du Cru-' oliix , da[is la même nef. (4) Autel de Saint- Jérôme, docteur de l'Eglise, dans la nef gauche. A côtés des degrés qui mënmt au chœur, on aperçoit un escalier ; c'est par là qu'on descend à l'église souterraine où reposent les corps de

(4) BIgr Gaome, ouvroffeoUé, U II, p. S3.

19â SAINT-AMBROISB ET SAINTE-AN ASTASIE.

saint Boniface, saint Alexis et sainte Aglaé^ (5) La Coniession est ornée d*un baldaquin, soutenu par quatre colonnes de vert antique. Dans le transept à droite, on remarque (6) un tabernacle d*une richesse extraordinaire, don de Charles IV, roi d'Espagne, qui fut interné dans ce monastère jusqu'en 4813. L'image qu'on vénère à cet autel fut transportée d'Edesse à Rome par Sergius. C'est elle qui manifesta aux habitants d'Edesse le mérite du bienheureux pèlerin, et qui lui conseilla de retourner à Rome et d'y vivre inconnu dans la maison paternelle. Vis-à-vis (7) l'autel de Saint- Jérôme Emiliani, fondateur de la Congrégation des Pères Somasques, qui ont ici leur noviciat. Dans l'allée qui conduit à la sacristie, on remarque d'un côté la tombe du cardinal Guido del Ragno, et, vis-à-vis, celle de son secrétaire Pierre de Veivy, né à Liège et mort à Rome en 1630.

SAI^-AMBROISE (S. Ambrogio della Massima), .près du Portique d'Octavie.

Cette église a été bâtie sur l'emplacement qu'occupait au* trefois la maison de S. Ambroise ; on y montre les chambres qu'il aurait habitées. Ici s'élevait aussi le couvent bâti par sa sœur, sainte Marcelline. Pie IX a fait restaurer ce sanctuaire ainsi que le monastère qui y est attenant, et les a confiés aux Bénédictins réformés de Subiaco.

SAINTE-ANASTASIE (S. Anastasia), au pied du Palatin, vis-à-vis du Tibre.

Au IV« siècle une noble matrone romaine consacra la première une église à la mémoire de sainte Anastasiè. En 493, Gélase I en fît un titre cardinalice. L'église actuplle a été bâtie en 1636. L'intérieur est à trois nefs; on y remarque sept colonnes d'ordre ionique cannelées, de marbre violet ipavanazetto), et qui proviennent du temple de Neptune Palatin. Plan de cette église. Nef latérale droite; 1. Autel de Saint- Jean-Baptiste, tabl. par Mola. 2. Autel de Saint-Charles et de

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