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SOS SAINT- AUGUSTIN

divisé en trois nefs par des piliers cantonnés de colonnes. En entrant on rencontre (1) la Madona del Parto, œuvre de Jean Sansovino et statue en marbre de la sainte Vierge, qui est l'objet d'une dévotion extraordinaire ; elle est pour ainsi dire accablée sous les ex-voto les plus précieux, et entourée d'une forêt de lumières. Le chapitre de Saint-Pierre l'a couronnée solennellement le 2 juillet 1881, en action de grâces pour la délivrance de Rome en 1849. Dans la nef latérale droite, on rencontre dans les chapelles suivantes : (%) tabl. de Venusti, le martyre de sainte Catherine. (3) La sainte Vierge à la rose, copie de Raphaël. (4) La bienheureuse Rite de Cascia, tableau par Brandi. (5) Jésus-Christ donnant les ciels à saint Pierre , par Casignola. (6) Autel du Crucifix; l'image qu'on y vénère est célèbre par les longues et ferventes oraisons que saint Philippe de Néri avait coutume d'y faire. Dans le transept, (7) autel dédié à saint Augustin et décoré d'un excellent tableau du Guerchin. (8) Autel de Saint-Nicolas-de-Tolentino , tabl. par Salini. (9) Maltre-autel dessiné par le Bernin et enrichi d'une antique image de la sainte Vierge. Cette image, honorée sous le nom de Joie du Ciel, Secours du monde, et Soulagement du Purgatoire, a été apportée de Constantinople, peu de temps après la prise de cette ville. Pendant la peste de 1485, le pape Innocent VIII la porta en procession dans les rues de Rome. (10) Autel de Sainte-Monique. Le corps de cette sainte y est conservé dans une magnifique urne de vert antique ; le tableau de l'autel est de Gottardi. (11) Chapelle Pamiili. richement décorée. La statue de saint Thomas de Villeneuve a été ébauchée par Cafà et achevée par H. Ferrata. Dans la nef latérale gauche on remarque les autels suivants :

(12) Saint-Jean-de-Facundo , tableau par Brandi.

(13) Sainte-Apolline, par Daniel de Volterra. (14) Sainte Claire-de-Montefalcone, tabl. par Conca. (15) Autel de la Sainte-Famille. On y admire un groupe en marbre ordonné par Jean Corizius, de Luxembourg, en 1812. Il représente la sainte Vierge, TEnfant Jésus et sainte Anne.

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(16) Autel de Notre-Dame-de-Lorette. Tableau de Michel Ange Caravaggio. Sur le troisième pilier à gauche de la grande nef, on remarque une fresque célèbre de Raphaël représentant le prophète Isaïe assis ; il tourne la tête du côté gauche, et présente au spectateur une bande de parchemin ornée d'une inscription hébraïque, qu'il semble voir de ce côté. On aperçoit sur l'architrave deux enfants qui tiennent en mains un cartouche où se lit la dédicace suivante en caractères grecs : « A sainte Anne, mère de la Vierge ; à la sainte Vierge, mère de Dieu ; à Jésus le Sauveur, Jean Corisius. » Cette fresque est actuellement dans un état déplorable : un sacristain, voulant la laver l'a tellement détériorée, que, sous Paul V, Daniel de VoUerra fut chargé de la restaurer. On raconte au sujet de cette^ page de Raphaël une anecdote que M. Passavant regarde comme assez peu vraisemblable. Le personnage qui avait commandé ce tableau à Raphaël, ayant trouvé le prix trop élevé, quand l'ouvrage fut terminé, alla demander conseil à Michel Ange. Celui-ci voulut voir la fresque et dit : « Le genou seul vaut le prix démandé. » C'est là une de ces histoires que l'on a (cela ne pouvait manquer) mise sur le compte des religieux Augustins. En 1860, les Pères qui desservent cette église ont confié à Gagliardi le soin d'orner de fresques la nef centrale et le chœur. L'artiste a peint sur les piliers, les Prophètes; dans la voûte, les Rois de Juda ; et, entre les fenêtres, les femmes célèbres de l'Ancien Testament. Le chœur a été réservé à la glorification de la Sainte Vierge ; à droite, on remarque l'Assomption ; à gauche, le Couronnement ; et , au fond , l'Immaculée Conception. Ce dernier sujet est magnifiquement traité et rend admirablement bien le dogme catholique proclamé par Pie IX en 1884.

Dans le couvent annexé à cette église, se trouve la Bibliotheca Ang^lica , ainsi nommée du cardinal Angelo Rocca qui en a été le fondateur en 1608. C'est la troisième de Rome ; elle possède 90,000 imprimés et 3,000 manuscrits, dont plusieurs sont syriaques, chinois et coptes. Elle est ouverte de 8 heures du matin à midi. Le couvent et le local de la bibliothèque ont eu Vanvitelli pour achiteete.

310 SAINTE-BALBINE ET SAINT-BARTHÉLEMI-EN-L'IlE.

SAINTE-BALBINE (S. Balbina), sur l'Avmtin.

C'est une des plus anciennes églises de Rome ; elle a conservé la forme basilicale. Elle a été consacrée à cette sainte, l'an 600, par le pape saint Grégoire I , qui y a fondé un titre cardinalice. On remarque à droite un bas-relief qui provient des Grottes Vaticanes, et qui fut transporté ici, en 1650, par le cardinal Barbo. A gauche, est le tombeau d'Etienne Sordi, orné de mosaïques par J. de Cosimati. Sous le maître-autel, on conserve le corps de sainte Balbine, de son père saint Quirinus et de plusieurs autres martyrs. La peinture de la voûte de l'abside est de Fontebuono. Le couvent a été converti en maison pénitentiaire pour les jeunes délinquants ; elle est dirigée par les Frères de N.-D. de la Miséricorde, religieux belges, qui se consacrent au ser\ûce des prisonniers. Ils enseignent à ces jeunes gens l'écriture, la lecture, l'arithmétique, et s'efforcent, en les tenant toujours occupés, de les former à l'amour du travail. Du haut de Sainte-Balbine, on jouit d'une vue magnifique qui embrasse le Cœlius, la vallée du mont Aventin, les ruines du Palatin et les thermes de Caracalla.

SAINT-BARTHÉLEMI-EN-L'ILE (S. Bartolomeo in Isola), desservie par fes Pères Mineurs Observantins,

L'empereur Othon III fit transporter dans cette église, primitivement dédiée à saint Adalbert, les reliques de l'apôtre Saint Barthélemi et de quelques autres saints. En l'an 1113, comme nous l'apprenons par une inscription gravée sur l'architrave, le pape Pascal II la restaura et l'embellit. L'inondation du Tibre en 1587, renversa la nef latérale droite et la façade de l'église. Ces ruines furent réparées par les cardinaux Santorio et Trejo sur les dessins de Longhi-le-Vieux, qui refit la façade en la décorant de quatre colonnes de granit, reconstruisit la nef droite, et orna le maître-autel d'un bal-

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