SAINT-BERNARD
daquin, soutenu par quatre colonnes de porphyre. Ce baldaquin fut enlevé en 1829, et ses colonnes transportées au Vatican, pour décorer la Galerie des Arazzi de Raphaël .
Cette église est à trois nefs, divisée par quatorze colonnes, dont la majeure partie provient des temples qui s'élevaient autrefois dans cette île. Nef latérale droite, 1'* chap. Sainte Françoise de Rome. 2*^ chap. Saint Charles Borromée, tableau par A. Carrache. 3^ chap. Saint François d'Assise, tableau par Sermonetta. 4* chap. dédiée au Saint-Sacrement ; le plafond a été dessiné par Longhi. Le maître-autel est orné d'une belle urne en porphyre qui renferme les reliques de saint Barthélemi, apôtre. On y remarque une fresque de Manno, représentant le martyre du titulaire de cette église. Devant cet autel, il y a un petit puits orné de bas-reliefs du XIP siècle. Là furent déposés les corps de saint Pauliu de Noie, de sainte Exupérance et de saint Marcellin, confesseur. Les reliques de ces deux derniers saints sont conservées actuellement sous le maître-autel. Nef latérale gauche, \^ chap. Saint Paulin de Noie. 2*^ chap. du Crucifix. 3« chap. l'Immaculée Conception. ¥ chap. Saint Antoine de Padoue.
SAINT-BERNARD (S. Bernardo), à la piazza de' Termini, desservie par les Cisterciens,
Cette église, de forme ronde, était primitivement un des quatre caldaiia qui occupaient les angles des thermes de Dioclétien. L'an 1598, Catherine Sforza, comtesse de Santa Fiora , le transforma en une église , qu'elle donna , l'année suivante , aux religieux de Cîteaux qui la possèdent encore aujourd'hui. On remarque à droite les statues de saint Augustin et de sainte Monique, l'autel de Saint-Bernard , les statues de sainte Marie Madeleine , de saint François d'Assise, la chapelle de Saint-François et le maître-autel. Eu se dirigeant ensuite vers la porte, on rencontre les statues de saint Bernard et de sainte Catherine , l'autel de Saint-Robert H les statues de sainte Scholastique et de saint Jérôme.
212 5A1NTE-B1B1ANE ET SAINTE- BIRGITTE.
Cette église renferme les tombes de la fondatrice Catherine Sforza, morte en 1612, de Barrère de Toulouse, réformateur de l'ordre de Cîteaux, des savants cardinaux Bona et Passionei, et du sculpteur Finelli.
SAINTE-BIBIANE (S. Bibiana), non loin de la porte de San Lorettzo.
Cette église fut bâtie au IV« siècle par Olympia , matrone romaine, sur remplacement qu'occupait autrefois la maison de sainte Bibiane. Elle fut consacrée, au V* siècle, par le pape Simplicius, restaurée, au XIII'', par Honorius III, et, au XVII«, par Urbain VIII sur les dessins du Bernin, qui en renouvela la façade. L'intérieur est à trois nefs, séparées par 8 colonnes, en spirale et à chapiteaux corinthiens, dont 6 de granit et 2 de marbre. Les fresques de la nef du milieu , qui représentent la vie de sainte Bibiane, ont été exécutées, celles de droite par Ciampelli , et celles de gauche par P. de Cortone. Sur le maitre-autel le voyageur remarquera la statue de la sainte, par le Bernin; c'est un de ses meilleurs ouvrages. Sous l'autel , l'urne en albâtre oriental renferme les corps de sainte Bibiane, de sainte Démétrie, sa sœur, et de sainte Dafrose, leur mère. Près de la porte, on conserve un fragment de colonne, en rouge antique , à laquelle fut attachée sainte Bibiane pendant qu'on la martyrisait à coups de fouets garnis de plomb.