‹ Rome & ses monumentsChapitre 120 sur 384 · SAINTE-BRIGITTE · texte numérisé non relu

SAINTE-BRIGITTE

sur la place Famèse,

Cette église rappelle la mémoire d'une bien illustre veuve. Née d'une famille princière de [Suède, Birgitte mena la plus sainte vie dès son enfance et fut mariée, malgré le désir qu'elle avait de consacrer à Dieu sa virginité. Devenue veuve, après avoir donné l'exemple de toutes les

vertus d'épouse et de mère, elle vint à Rome , où elle mérita de Dieu les plus célèbres révélations touchant la Passion du Sauveur. Elle contribua aussi beaucoup, avec sainte Catherine de Sienne, à l'heureuse résolution prise de reporter le S. Siège à Rome.

L'église consacrée sous son nom fut bâtie sur l'emplacement de la maison qu'elle habita lors de son séjour dans la ville sainte. Elle y mourut en 1373 (1) ; et Boniface IX, qui la canonisa en 1391, y fonda l'église. Cette dernière fut restaurée en 1813, puis agrandie et ornée par Clément XI, alors cardinal. Sainte Birgitte avait joint à son habitation, pour les pèlerins Suédois, un hospice que le protestantisme fit abandonner, ainsi que l'église.

Sous Paul III, le célèbre évéque Olaus d'Upsal l'occupa jusqu'à sa mort. Jules III y établit les Convertite, remplacées plus tard par les religieux du S. Sauveur, institués primitivement en Suède par sainte Birgitte.

La sainte veuve eut principalement en vue dans cette fondation, l'honneur et le culte de Marie. Elle divisa l'institut en deux branches, les religieuses pour la prière, et les prêtres pour l'assistance spirituelle de celles-ci. La première fondation fut faite en 1344. De la Suède l'ordre se répandit en différentes contrées de l'Europe. Les religieuses pénétrèrent en Espagne, sous le titre de la Récollection,

(4) On montre encore aujourd'hui la chambre de la sainte.

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