SAINT-CHARLES-AUX-QUATRE-FONTAINES
(S. Carlo allé Quattro Fontane) desservie par les Trinitaires.
Cette église , avec le petit couvent qui y est annexé, n'occupe pas plus d'espace qu'un seul des piliers de la coupole de Saint-Pierre. C'est la première grande œuvre exécutée à Rome par le Borromini ; la façade surtout offre un spécimen du style incorrect et bizarre de cet artiste. Le maître-autel est orné d'un tableau de Pierre Mignard et représente la sainte Trinité, saint Charles et quelques autres saints. On y remarque le tombeau de Casimir Denof, envoyé extraordinaire de Jean III Sobieski à Innocent XI après la délivrance de Vienne.
S. CATHERINE DE SIENNE (S. Catarina oi Siena)
dans la Via Magnanapoliy sur la montée entre la place Trajane
et le QuirinaL
Cette église , qui appartient aux religieuses dominicaines, a été bâtie, en 1563, sur les dessins de Soria; la façade est en travertin et ornée de deux statues par Rosa. L'intérieur est
VIE DE SAINTE CÉCILE. S^l
riche en marbres et en dorures. Côté droit. 1"* chap. la Madeleine, tableau par Luti. 2® chap. tableau représentant différents saints, par Garîji. 3® chap. saint Dominique ressuscitant un enfant, par Puccini. Le maître-autel est l'œuvre de Cafa; c'est cet artiste qui a sculpté la statue de sainte Catherine de* Sienne. Côté gauche. l'« chap. autel dédié à Notre-Dame du Rosaire, par Passeri. i"" chap. tableau de Fabius délia Gornia : les sainte anges. 3"^ chap. tableau de Nelli : saint Nicolas de Bari.
SAINTE-CÉCILE (S. Gecilia) à Vextrémité du Transtevère, près du quai de la Ripa Grande.
Vue chapelle qui s'élève près du palais Borghèse renferme cette inscription : Bisc EST Dovus IN QUA ORABAT SARCTA CséiLiA, c*e8t ICI la maison dans laquelle priait sainte Cécile. La chapelle remplaça un palais où vivait, au commencement du III* siècle, la descendante de cette célèbre Cala Cecilia qui est restée comme Tidéal des matrones romaines. La jeunesse de Cécile ne fut qu'une prière continuelle , et elle voua de bonne heure au Christ sa virginité, le conjurant de veiller à ce qu'elle en gardât le précieux trésor. Cependant, elle fut fiancée à un jeune homme nommé Valérien. Le jour des noces étant venu, sous la robe dorée des épousées elle cachait le cilice qui macérait sa chair , et, pendant le jeu^ des instruments, elle chantait, les yeux au ciel : « Seigneur 1 Seigneur 1 veille sur mon cœur et sur mon corps, et fais la garde autour d'eux, pour qu'ils te restent immaculés et purs.»
Or, vint la nuit, où elle se trouva seule avec son époux dans la chambre nuptiale, et elle lui dit : « 0 très-doux et bien-aimé jeune homme ! j*ai un secret à te révéler, mais il faut que tu me jures de le garder scellé dans ton ftme. » — Valérien le lui jura. Alors elle lui dit : « J'ai pour amant un ange de Dieu , jaloux de la virginité de mon corps, et qui la garde jour et nuit avec son glaive. Si tu l'outrageais, il te frapperait, et tu perdrais la fleur de ta très-charmante jeunesse; mais s*il voit que tu m'aimes d'un amour chaste et pudique; il t'aimera lui aussi et il se montrera à toi dans sa gloire.» — Valérien lui répondit : « Si tu veux que je te croie, fais- moi voir cet ange, et si je reconnais que c'est un ange, je ferai ce que tu voudras; mais si c'est un homme que tu aimes, je vous frapperai tous deux de mon ôpée.» Cécile lui dit : Si tu crois eu vrai Dieu , et que tu me promettes de te faire baptiser, je te le ferai voir. Vas au troisième mille d&la voie Appienne, tu y trouveras des pauvres qui demandent Taumône aux passants. J'ai toujours eu soin d'eux, et ils connaissent mon secret. Quand tu les auras ren-