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DÉCOUVERTE DES RESTES DE SAINTE CÉCILE

» avec honneur, ainsi que le saint corps, à Tintérieur de la ville. » Le 8 mai Sft, Pascal célébra solennellement la dédicace de Sainte-Cécile, et ce fut sans doute le même jour qu'il déposa les saintes reliques sous la confession. Il ayait fait préparer un sarcophage de marbre blanc pour la jeune vierge. Elle devait y reposer seule, dans le coffre de cyprès qui contenait ses restes glorieux. Pascal respecta, comme Tavait fait Urbain, Tattitude delà sainte, mais il fit garnir les parois intérieures du cercueil d'une étoffe de soie à franges [quadrapulum), et étendit sur tout le corps un tissu léger, aussi à franges. Quand tout fut disposé , on scella une table de marbre sur le tombeau, qui ne devait revoir la lumière qu'après huit siècles.

En 4599, le cardinal Paul-Emile Sfondrato voulut enrichir la basilique de Sainte-Cécile de nombreuses et importantes reliques qu'il avait assemblées à force de pieuses recherches, et les placer près de la tombe de la jeune vierge sons Pautel de la confession. Après avoir enlevé le pavé des abords, déblayé la terre qui se trouvait sous les dalles et dégarni les fondations du mur d'enceinte,Ml arriva à l'espace vide qui s'étendait sous l'autel. Deux sarcophages de marbre blanc apparurent alors aux yeux du cardinal. On manda aussitôt quatre témoins respectables et on ouvrit le premier tom~ beau. C'était celui de Cécile. Il renfermait un coffre do cyprès, long de quatre pieds trois pouces. Sfondrato enleva ensuite lui-même le frèle obstacle qui dérobait la vue- du corps virginal. D'abord apparurent l'étoffe précieuse et la gaze de soie de Pascal I, puis enfin la sainte elle-même. Elle était revêtue de sa robe d'or sur laquelle on distinguait encore les taches glorieuses de son sang, les linges teints de la pourpre de son martyre. Étendue sur le côté droit, les bras affaissés en avant du corps, elle semblait dormir profondément. La tête, par une inflexion mystérieuse et touchante, était retournée vers le fond du cercueil. Le corps se retrouvait dans une complète intégrité et la pose générale conservée par un prodige unique, après tant de siècles, dans toute sa grâce et sa modestie, retraçait avec la plus saisissante vérité Cécile rendant le dernier soupir, étendue sur le pavé de la salle du bain. Clément Vllf, retenu par la maladie à Frascatf, députa le cardinal Baronius pour faire la reconnaissance de ces précieuses reliques. Celle-ci faite, la translation eut lieu le S2 novembre, jour de la fête de sainte Cécile. Le pontife y présidait lui-même, et célébra, à cette occasion, les divins mystères sur le tombeau où « il avait déposé une offrande plus » précieuse que l'or et les pierreries, l'offrande de son cœur, ainsi que le >» témoignaient ses prières et ses larmes. »

Sfondrato s'occupa alors de rembellissement de la confession. Il fit polir de nouveau les quatre colonnes qui supportent le baldaquin ée marbres antiques. Sous la confession, il construisit une niche oblongue dont tous les abords sont incrustés d'onix, de lapis-lazuli, et des marbres les plus

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