‹ Rome & ses monumentsChapitre 141 sur 384 · LB TITRE DE LA SAINTE CROIX. S4T · texte numérisé non relu

LB TITRE DE LA SAINTE CROIX. S4T

le iiire de la vraie Croix.* Dans la caisse on trouva effectîTement la planche sur laquelle on avait inscrit la cause de la condamoalion du Sauveur. A la nouvelle de la découverte, presque toute la ville de Rome accourut à Sainte- Croix. Le pape Innocent y vint lui-même et ordonna de laisser le titre dans la caisse, permettant seulement de l'exposer sous verre.

Quand on découvrit la première fois ce titre, sous Constantin , il était unique, quoique l'inscription fût en trois langues. En outre, il était composé d'une petite tablette en bois de peu d'épaisseur, revêtue d'une couche de peinture blanche, pour mieux faire ressortir Tinscription inscrite avec des caractères rouges. Ces détails qui nous sont fournis par Sozomène, auteur presque contemporain de la première découverte, peuvent encore être vérifiés aujourd'hui. La tablette est beaucoup plus petite actuellement qu'elle ne Tétait dans l'origine, parce qu'elle a été en partie consumée par le temps, et que d'ailleurs on en a donné des parcelles à différentes églises placées sous l'invocation du titre de la Sainte-Croix. La couleur rouge a eutièrement disparu et fait place à une teinte plombée. Le bois, quoique noirci par le temps, a beaucoup de ressemblance avec celui de la vraie croix de la Saiote-Cbapelle, à Paris.

Les caractères présentent trois légendes. La légende bébraïque a beaucoup souffert des injures du temps; on n'aperçoit plus que l'extrémité inférieure de quelques lettres. Quant à la légende grecque, saint Jean l'évangéliste est celui qui a rapporté le plus fidèlement le texte de l'inscription. 11 y a cependant deux différences entre les deux inscriptions ; on ne retrouve pas les mots « TÛN lOTAAIiiN, des juifs, n ni les articles grecs dans le titre de Sainte-Croix. Tout le monde reconnaît que les caractères de la légende latine ont la forme la plus usitée au siècle d'Auguste. Ce sont les lettres que les Romains nommaient sesquiunciales, ùés\%ùéQ& par la loi pour servir dans les édits et les actes dont le public devait prendre connaissance. En examinant attentivement la relique de la basilique romaine, on voit que le nom du divin Sauveur devait y être exprimé en grec et en latin par deux caractères seulement, l'espace qui précède les mots NAZAPENOTC et NAZAKENDS ne permettait pas d'inscrire toutes les lettres que demande ce nom. Du reste, comme le dit le savant rabbin M. Drach, c'était uoe coutume fort répandue chez les Juifs de réduire ainsi les noms communs dans la prononciation aussi bien que dans l'écriture. Nous savons d'ailleurs que le nom de Jésus était devenu fréquent chez les Juifs à l'époque où le Sauveur parut sur la terre et nous pouvons légitimement conjecturer que le titre de la croix du Sauveur fut écrit avec la précipitation et le peu de soin que l'on porte à ces sortes d'inscriptions. Voici donc ce qui reste encore aujourd'hui de l'inscription grecque et de l'inscription latine : de Nazareth , Roi... On deit remarquer qu'en lisant ces inscriptions on doit aller de droite à gauche.

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