RELIQUES DE SAINTE-CROIX- EN-IÈRUSALEM
gélistes sont disposées dans des médaillons ovales. Quatre tableaux remplissent les intervalles entre les évangélistes. Us représentent : 1** le débarquement de sainte Hélène en Terre-Sainte; 2** le contact de la Croix ressuscitant un mort; 3*» la Croix portée à Rome ; 4** l'adoration de la Croix.
Cette basilique possède des reliques bien précieuses pour les chrétiens. Les principales sont déposées dans une chapelle voûtée, dans laquelle on entre par Tintérieur du mooastère ou par une porte qui se trouve daus le traosept. Ces reliques sont les suivantes : h"* Trois grands morceaux du bois de la vraie Croix. 2« Un des clous qui a été teint du sang du divin Sauveur. Ce clou est long de treize centimètres, à trois trancbaots et à tête arrondie. Il est parfaitement conservé à Texception de la pointe, enlevée, dit-on, par sainte Hélène elle-même. Suivant Théodoret, cette impératrice enchâssa avec habileté une partie de ce clou dans le casque de son fils Constantin, pour lui protéger la tête et le garantir contre les traits des ennemis. Elle en plaça même dans le mors du cheval de l'empereur afin de lui donner de la sécurité. 3» Deux épines de la couronne de Notre-Seigneur. Elles sont minces, fort longues et dures. 4° Le doigt avec lequel saint Thomas sonda les plaies de Jésus. 5« Le titre de la Croix. Ce titre était détaché de la Croix au moment où sainte Hélène retrouva Tun et l'autre. On le plaça plus tard dans le mur de la basilique ; il s'y trouvait déjà au temps de saint Paulin de Noie. Quelques érudits croient que cette opération eut lieu du temps de sainte Hélène ; d'autres la placent dans la première moitié du V* siècle, sous Valentinien III qui fit exécuter des ouvrages en mosaïque dans cette église. A cette époque les invasions des barbares faisaient appréhender que ces pieux trésors ne fussent profanés ou enlevés. On tenait à les mettre en sûreté; ce n'était pas une précaution inutile que d*en déposer au moins une partie dans une cachette, pratiquée près de la voûte du temple, à une hauteur où les perquisitions n'étaient guère à craindre. Quoiqu'il en soit de l'époque, c'est dans une espèce de petite niche hermétiquement fermée, située au sommet de l'abside, qu'une casette de plomb, renfermant le titre de la Croix fut déposée. Vers le milieu du Xll* siècle, un cardinal titulaire de cette église, plus tard Lucius H, fit apposer sur cette cassette trois sceaux et une inscription qui ont reparu au XV« siècle.
Cependant le souvenir de tous ces faits s*était perdu insensiblement. Pendant longtemps on avait cru le titre perdu. En 4492, le cardinal de Mendoza fit incruster et blanchir à ses frais les murs de la basilique. Le premier février de celte année, les ouvriers touchèrent au sommet de l'arc élevé dans le milieu de l'église. Arrivés à Tendroit où sont encore aujourd'hui deux colonnettes , ils rencontrèrent un vide. L'ayant percé , ils y trouvèrent une petite fenêtre, sur laquelle était une caisse en plomb, parfaitement fermée ; elle était recouverte d'une table dé marbre quadrangulaire sur laquelle on lisait ces mots : « Hic est tUulijU verœ Crueis. Ceci êst