CHAPELLES DE SAINTE-SILVIE ET DE SAINT-ANDRÉ AU COELIUS
et transporté en Angleterre. C'est une copie qui Fa remplacé. Cette petite chapelle renferme deux belles images de la sainte Vierge (8 et 9) : l'une , très-antique, que l'on fait remonter à saint Grégoire-le-Grand, se trouve près de la porte à droite, dans une niche profonde pratiquée dans la muraille ; l'autre est attachée à la paroi du même côté, mais dans le chœur. On admire encore ici un magnifique tabernacle, en marbre, du XVI* siècle.
En sortant de l'église, on rencontre à droite sous le portique une porte qui conduit à une terrasse, d'où l'on jouit d'une vue admirable sur les ruines du palais des Césars. Dans cet enclos il y a trois chapelles restaurées par le cardinal Baronius. La première est dédiée à sainte Silvie. La statue de la sainte, placée sur l'autel entre deux colonnes de porphyre, est de Cordier, les peintures à fresque de la voûte sont de Guido Reni. Cette chapelle a pour inscription : Me-
nom A RESTITUTA SANCTiE SlLVlJS.
La seconde chapelle est dédiée à saint André. Saint Grégoire y a annoncé la parole de Dieu et y a prêché entre autres une homélie (la 5« du 1*^' livre des homélies sur l'Évangile). Le tableau de l'autel, placé entre deux colonnes de vert antique, est du Pjomarancio ; saint Pierre et saint Paul aux deux côtés de l'autel sont de Guido Reni. Sur les murs de cette chapelle on admire, à droite, la flagellation de saint André, fresque du Dominiquin : le flagelleur vu de dos est remarquable comme puissance de dessin et élévation de style. La fresque à gauche, du Guide, 'nous montre le même saint conduit au martyre et adorant la croix. Ces deux œuvres, exécutées en concurrence par les deux artistes, méritent à elles seules, dit avec infiniment de raison M. Dupays, qu'on aille visiter cette église. « La peinture du Guide est d'un maître, a dit Ânnibal Carrache, celle du Dominiquin est d'un élève qui en sait plus que le maître. » Pour bien comprendre ces admirables fresques, rappelons en quelques mots la vie de saint André. Cet apôtre, frère de Simon Pierre, était un des deux qui, ayant entendu Jean, avaient suivi Jésus. II rencontra d'abord Simon, son frère, et lui dit : « Nous avons