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ÉGLISE DE SAINT-JULIEN-DES-FLAMANDS. 27S

aller conquérir la Terre-Sainte. l\ ordonna alors pour l'église et ITiospice Saint-Julien diverses restaurations et dota l'institution de quelques revenus. En 1836, Charles-Quint visita cette église et y offrit une somme considérable. Rebâtie en 1678, elle ne fut achevée qu'en 1681 et obtint de Marie- Thérèse le titre d'église royale.

L'église de Saint-Julien est d'architecture grecque et de forme ovale ; elle a trois autels. Tout l'édifice a été restauré et embelli en 1842. La voûte a été peinte par Guillaume Kent en 1718. L'on voit au plafond la sainte Vierge élevée en gloire et entourée des armoiries de Flandre et des villes de Bruges, de Gand et d'Ypres. La plus ancienne inscription tumulaire est de 1449 et rappelle la mémoire de de Hole de Gand, docteur utriusque juris. On y remarquera encore la tombe de Louise, comtesse de Celles, décédée à Rome en 1828, épouse de l'ambassadeur belge qui négocia le concordat conclu en 1828 entre la cour romaine et Guillaume I, roi des Pays-Bas. L'artiste, Mathieu Kessels, de Maestricht, a représenté la comtesse sur son lit de mort ; une petite fille morte peu de temps auparavant, lui apparaît sous la forme d'un ange et invite sa mère à la suivre. On a placé, il y a quelques années, dans le chœur le monument funèbre du général Prisse.

L'hospice occupait autrefois une partie d'un bâtiment attenant à l'église. Il était destiné aux pèlerins belges ; ils pouvaient y loger deux ou trois jours. D'après les statuti de 1785, il était permis aux prêtres indigents de Belgique d'y séjourner pendant huit jours à la condition d'y dire une messe de requiem et une autre messe pour les bienfaiteurs de l'établissement. Un conseil de proviseurs belges est chargé de l'administration de cette fondation. L'ambassadeur belge près de la cour romaine en est président et le recteur de l'église de Saint-Julien membre de droit. Depuis les temps les plus reculés , il a existé à Saint-Julien une confrérie composée uniquement de Belges qui se réunissaient dans ce sanctuaire aux fêtes solennelles. Les membres avaient un soin particulier de leurs pèlerins nationaux qui étaient à Rome ou qui s'y

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