ÉGLISE DE SAINT-UURENT*IN-DAMASO
rendaient. Ils se faisaient un devoir de visiter avec le médecin les malades de leur pays. Ils portaient leurs frères défunts au lieu de la sépulture et faisaient célébrer des messes pour le repos de leur âme. Il y avait même des dots pour des filles pauvres honnêtes appartenant à la nation belge afin de les aider à s'établir convenablement dans le monde ou à embrasser la vie religieuse.
Voir pag. 172.
SAINT-LAURENT-IN-DAMASO (S. Lorenzo in Damàso), à côté du palais de la Chancellerie, nati loin de la place Navone.
Cette église avait été construite dans la forme basilicale à cinq nefs par le pape saint Damase. Elle fut restaurée à diverses reprises, notamment par Adrien I et par saint Léon III. Enfin, en 149S, le cardinal Raphaël Riario la fit abattre et la remplaça par l'église actuelle construite sur les dessins du Bramante ; elle fut restaurée en 1820 par Yaladica. — Cette église, à trois nefs, est précédée d'un vestibule carré.
Plan et description. Dans le vestibule, à droite, il y a un autel dédié à saint Nicolas orné d'un tableau de Conca ; les peintures de la voûte sont de Corrado Giacinto. On rencontre ensuite dans la nef latérale droite un monument des princes Massimi ; puis la chapelle du chœur oii l'on vénère un Christ miraculeux lequel adressa, dit-on, la parole à sainte Birgitte. De l'autre côté du chœur se voient le. tombeau de Gabrielle Carignan et celui d'un cardinal de la famille des Massimi. La 3^ chapelle est dédiée aux martyrs ; puis vient la statue de saint Hippolyte, copie de l'antique statue de ce saint que l'on conserve au Musée de Latran. A côté est le monument élevé à la mémoire du comte Rossi, lâchement assassiné en 1848. C'est un cénotaphe en style de la Renaissance. Dans le haut, un bas-relief représente Notre-Seigneur Jésus-Christ ;