ÉGLISE DE SAINTE-MARIE-IN-ARÂ-COBLI
est demeuré uni au doux nom de sa patronne. On rappelle aussi aujourd'hui Sainte-Harie-des-Orpberins, désignation touchante qu'elle doit à l'hospice que saint Ignace fit construire auprès d'elle. Le couvent attenant est occupé par les clercs réguliers dit Somasques.
L'architecture dé cette église est de François de Yolterre et celle de la façade de Pierre Gamporèse. Les fresques de la troisième chapelle adroite sont de Saraceni. Le maître-autel a été fait d'après les dessins de Mathias Rossi et les fresques de la voûte sont de J. B. Buoncore. Les deux tableaux latéraux de l'avant-dernière chapelle, à gauche, sont attribués à Gherardo delk Notti. C'est dans cette église que se trouve le tombeau du cardinal Capaccini, mort à Rome en 184S. Les Belges n'oublieront jamais les services que cet illustre diplomate a rendus à leur pays dans des temps difficiles, la part qu'il a prise à l'exécution du concordat, à la nomination des premiers évêques de Belgique et à l'afiranchissement de l'enseignement ecclésiastique.
SAINTE-MARIE-IN-ARA-COELI (S. Maria in Ara Coeli).
Cette église, desservie par les Frères-Mineurs Observantins, s'élève sur l'emplacement même du temple de Jupiter Capitolin. Elle remonte à une haute antiquité, puisqu'elle fut dédiée par saint Grégoire le Grand à la sainte Vierge, sous le vocable de Sancta Maria in Capitolio, La façade en briques est moderne ; elle était décorée primitivement de mosaïques. Les deux roses qu'on y voit encore et les fenêtres ogivales datent du XIV« siècle. A l'intérieur, une inscription placée au-dessus de la porte d'entrée rappelle que la voûte de ce temple a été dorée à l'occasion de la fameuse victoire de Lépante.
On monte à cette église par un large escalier de 124 marches, construit, en 1348, avec des blocs massifs tirés d'anciens édifices, principalement du temple de Quirinus qui était sur le Quirinal. Les trois grandes nefs sont divisées par 23 grosses colonnes de granit égyptien, à l'exception de trois qui
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sont de marbre grec ; elles sont toutes d'un diamètre et d'un ordre d'architecture différents. La troisième colonne à gauche (30) a fait partie des appartements intimes des empereurs ; on y lit l'inscription : a cvbicvlo avgvstorvm, de la chambre dts Augustes. Nef latérale droite (1). (1) Chapelle de Saint- Bernardin de Sienne qui renferme toute une série d'admirables fresques du Pinturicchio, restaurées dernièrement par Camuccini. Le tableau au-dessus de l'autel réprésente la glorification de saint Bernardin. Le saint a à sa droite saint Louis, évéque de Toulouse, et à sa gauche saint Antoine. La paroi latérale gauche de la chapelle est consacrée à la mort du saint; celle de droite comprend diff'érents sujets : sa prise d'habit, sa prédication, sa vision de Notre-Seigneur et sa pénitence. Les peintures de la voûte attribuées à l'élève du Pinturicchio , Francesco da Città di Castello , nous montrent les quatre évangélistes. (2) Chap. de la Pietà ; le tableau à l'huile est de Marco de Sienne, le reste est de Pomerancio. (3) Chap. de la famille Delphini : saint Jérôme, par J. de' Vecchi. (4) Chap. du Crucifix; le pavé est en mosaïque. (5) Chap. de Saint-Mathieu, tabl. par Muziano. (6) Chap. de Saint-Pierre-d'Alcantara ; sculptures de Michel Maille. (7) Chap. de Sàint-Diègo, (on peut voir au couvent la chambre qu'il habita). Près de la porte latérale on trouve (8) le monument du marquis de Saluées, général de François I, qui l'avait envoyé au secours de Clément VII, assiégé au château Saint-Ange par les troupes du connétable de Bourbon. Le marquis ne put dépasser Aversa, où il mourut des suites de ses blessures. A côté de la porte est (9) l'autel de Saint-Pascal-Baylon, et plus haut dans le transept (10) la chapelle de Saint-François d'Assise. C'est là que se trouve le monument de la mère d'Honorius IV, et vis-à-vis celui de son père, Luc Savelli, sénateur de Rome, mort en 1266, et de Padulphe, fils de Savelli , mort en 1306. Ce monument, du XIII® siècle, a été dessiné par Giotto et eisécuté par Augustin de Sienne. La
(4) Voir le pîan ci -joint.
29S ÉGLISE DE SAlNTR-IIARlE*l!!f-ARA-COBLI.
base est Tormée d*ua sarcophage ancien orné de bas-reliefs qui représentent une fête de Bacchus. Dans la (11) chapelle dédiée à sainte Rose de Viterbe , il y a une antique image de la Vierge, en mosaïque. Viennent ensuite 12) Tautel du Saint-Sacrement, (13) celui de Saint- Charles; puis (14) le maltre-autel. On y vénère une Madone attribuée à saint Luc. Le pape saint Grégoire le Grand la fit porter dans la procession célèbre où Ton entendit retentir dans les airs la belle antienne Regina cœli lœtare, dont nous avons parlé plus haut. Jean de' Vecchi peignit ce fait sur l'un des pied-droits en face de l'autel de Saint-Charles. On remarque dans le chœur des religieux le beau monument de J.-B. Savelli. En se dirigeant à droite, vers la sacristie, on rencontre l'autel de Saint-Joseph (15), puis celui de Saint-Grégoire (16).
On se rend dans lasacrislie pour obtenir la permission de vénérer Timage si connue du Santissimo Bamhino, qu'on dit avoir été taillée, au XVI" siècle, d*uo arbre du jardin des Oliviers, par un religieux de Tordre de Saint- François. Cest une statuette de 60 centimètres de longueur, recouverte de soie blanche, ornée de perles et de pierres précieuses. Le jour de Noël OQ Texpose dans une crèche couchée sur la paille. Ses langes sont couvertes de diamants et de pierres précieuses qui lui ont été offerts en ex voto. Cette exposition dure plusieurs jours, pendant lesquels de jeunes enfants, montant sur une espèce de palco ou chaire placée en face de la crèche, viennent fêter par leurs discours enfantins la naissance du petit Jésus. Ces sermons ont lieu de midi à 4 h., les jours de fête. Le jour de l'Epiphanie, à 3 4;% h., il y a vêpres, procession dans l'intérieur de Téglise et bénédiction du peuple du haut du grand escalier avec le Santissimo Bambino ; puis on ferme définitivement la crèche. Les personnes mourantes se font apporter à leur lit de douleur cette sainte image; elle a une voiture qui lui appartient, et, quand on la conduit quelque part, le religieux laisse pendre par la portière un coin de son étole; le peuple romain en la voyant passer ne manque jamais de se mettre â genoux.
Au sortir de la sacristie, ou aperçoit (17) la chapelle circulaire de Sainte-Hélène. On lit sur la frise Finscription suivante : hjec qu^s ara coeli appf.llatur eoden in loco
DEDICATA CREDITUR IN QUA SANCTISSIMA DEI MATER CUM FILIO SUO SE CiESARI AUGUSTO IN CIRCULO AUREO E COELO MONSTRASSE PERHIBETUR.
(c Cette chapelle, appelée Ara Gœli, est, suivant la tradition,
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bâtie au lieu même oU l'on croit que la très-sainte Vierge Marie, tenant son fils entre ses bras, se fit voir à l'empereur Auguste, dans le cid^ au milieu d'un cercle d'or. L'autel est formé d'une urne antique de porphjTe qui renferme le corps de sainte Hélène; le devant-d'autel etU du XII® siècle.
Comment les auteurs nous rapportent-ils ce fait qui doit s'être passé dans }e temple de Jupiter Capitolin sur les ruines duquel 8*est élevée plus lard réglise de l'Ara-Cœll ! Suidas et Nicéphore nous disent qu'Auguste consul» tait un jour Toracle d'ÂpoUon pour savoir quel serait après lui le mattre du monde. Suivant Tusage, il offrait une hécatombe, mais le dieu resta muet. Le sacrifice recommence et le dieu ne répond pas. Pressé de nouveau, Apollon rend enfin cet oracle : Me puer hebrœus, divos Deus ipse guber^ nans , cedere sede jubet tristemque redire stib orcum ; arts ergo dehinc tacitus abscedito noatris. « Un enfant hébreu, Dieu lui-même et maître des dieux, me force à quitter la place et à rentrer tristement dans les enfers. Désormais retire-toi donc sans réponse de mes autels. » Vivement frappé de cet oracle, Auguste vint au Capitole où il fit ériger un autel à TEnfant- Dieu avec cette inscription : « ara primogemti dbi, » « autel du premierné de Dieu. » — Le même fait est rapporté avec quelques variantes par d'autres écrivains. C'est la sibylle de Tibur que l'empereur aurait consulté pour savoir s'il devait permettre qu'on l'honorât comme un dieu. Après trois jours, Auguste vit le ciel ouvert, et, sur un autel, une vierge d'une grande beauté, tenant en ses mains un petit enfant; puis il entendit une voix qui disait : Hœc ara FUii Dei est, « c'est ici l'autel du Fils de Dieu. » En conséquence, Tempereur défendit qu'on l'appelât dieu et fit ériger l'autel que nous avons en ce moment sous les yeux.
Les autels que nous rencontrons dans la nef latérale gauche sont les suivants : (21) N.-D. de Lorette. (22) Sainte-Marguerite de Cortone , excellentes peintures de Benefiale, représentant la mort et la conversion de cette sainte. (23) Saint-Michel. Le tombeau de J. Crivelli, par Donatello. (24) L'Ascension ; copie d'un tableau du Mu tien, dont l'original se trouve à Sainte-Marie-m-FaWcd/a. (25) Saint-Paul, tableau du Mutien. (26) Sainte-Anne. (27) Saint-Antoine-de-Padoue, chapelle qui est Tobjet d'une dévotion particulière. Les fresques de la voûte sont de Nicolas de Pesaro. (28) Autel de la Crèche; c'est ici que se fait l'exposition du Santissimo Bambino , dont nous avons parlé plus haut. On y conserve une belle Transfiguration de Jérôme Sicciolante, (29) Autel de Tlmmaculée Concep-
294 ÉGLISE DE SAINTE-MAmE-SUR-L*AVENTIN.
tion. — Dans la grande nef nous voyons encore les autels (31) de N.-D. du refuge des pécheurs, (32) de Saint-Jacques*de-la-Marche-d'Ancône et (20) de Saint-Jean-Capistran. Les axnbons (19) placés dans le transept méritent toute l'attention du voyageur. A côté de celui de l'Évangile on remarque le tombeau de la princesse de Bosnie, morte à Rome en 1478, qui, en mourant, légua au Saint-Siège son royaume d'où les Turcs l'avaient chassée. En témoignage de cette royale donation, elle remit au Pontife répée du royaume et les éperons d'or. Sixte-Quint reçut le tout avec bonté, remettant ces objets entre les mains de chaque cardinal, puis il ordonna de placer aux archives apostoliques le titre authentique de l'acceptation.
Le vaste couvent qui est attenant à l'église d'Ara Cœli est la résidence du Général commun aux deux branches des Réformés et des Observantins. Il a été bâti par Paul III, et abandonné complètement aux religieux de Saint-François par Sixte-Quint. Plusieurs des peintures qui décorent ce couvent à l'intérieur sont du frère Umile de Foligno. Dans ces murs ont vécu ou séjourné plusieurs saints, entre autres saint Jean de Capistran, saint Bernardin de Sienne et saint Diego d'Alcantara. Saint Philippe de Néri, lié d'une étroite amitié spirituelle avec plusieurs religieux franciscains, fréquenta particulièrement cette maison.
SAINTE-MARIE-SUR-L'AVENTIN (S. Maria Aventina),
Appelée aussi le Prieuré de halte (Priorato) parce qu'il appartient aux chevaliers de l'ordre de Saint^Jean
ou de Malte.
Cette église a été restaurée, en 1768, par le cardinal Rez- 2onico sur les dessins de Piranesi"; ce dernier y a été enterré. On jouit ici d'une vue admirable, qui embrasse la basilique de Saint-Pierre et le palais du Vatican.
ÉGLISE DB SAINTË-MARIE-IN-GAMPITELLI. 298
SAINTE-MARIE-IN-CAMPITELLI (S. Maria in Campitelli), Sur la place de ce nom, à proximité de la rue de l'Ara-cœU.
Cette église est appelée aussi Sainte -Marie -m-Por/icu, parce qu'elle se trouve près du portique d'Octavie.
L'origine de cette église est tout-à-fait pieuse et intéressante. Voici ce que la tradition historique en rapporte : Au commencement du VP siècle vivait à Rome sainte Galla, fille du patrice Symmaque le jeune, deux fois consul et que Théodoric, roi des Goths, fit périr avec Boëce, son gendre, orateur célèbre, philosophe, théologien, et lui-même trois fois consul. Sainte Galla, devenue veuve dès la première année de son mariage, se dévoua aux bonnes œuvres ; elle convertit sa maison en hospice où elle accueillait les indigents, leur distribuait des aumônes et les servait elle-même à table. Un jour pendant qu'elle accomplissait ce pieux oflTice, une image de la Sainte-Vierge lui apparut et après avoir consulté le pape saint Jean elle fit construire dans une autre partie de sa résidence une église où elle put conserver ce précieux dépôt. Cette église, d'abord appelée Sainte-Marie-m-Por^/cu, porte aujourd'hui le nom de Sainte-Galla et se trouve via délia bocca délia verità, près de celle de Saint-Nicolas-iu- Carcere, Saint Grégoire VII fit reconstruire et consacra de nouveau cette église ; réparée ensuite par les cardinaux Divitius Bienna en 1514 et Cesis en 1600, elle fut démolie, et Monseigneur Odescalchi, parent d'Innocent XI, fit construire l'église actuelle à ses frais.
L'image miraculeuse de la Sainte-Vierge fut une de celles que saint Grégroire le Grand, lors de la peste qui de son temps sévit si cruellement dans la ville de Rome, fit porter ou porta lui-même processionnellement à Saint-Pierre-aw- Vaticati.
En 1656 le même fléau se manifesta d'une manière également formidable dans le royaume de Naples et jusqu'aux portes de Rome. Il y avait même fait des ravages, mais le peuple recourut en masse aux autels et aux images les plus vénérées de la Mère de Dieu et surtout à l'image de Sainte-
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Maiie-m-Porttcu et obtint d'en être préservé. Ce fut alors que le sénateur et la municipalité de Rome firent un vœu public et solennel de la placer dans un lieu plus convenable et plus digne, s'engageant de faire construire une église à cette intention. Cette église est celle de Sainte-Marie-in-Campife///, et Tancienne église de Sainte-Marie-m-Poriicu reçut le nom de Sainte-Galla. Elle fut bâtie sur les dessins de Rainaldi et le pape Alexandre VII en posa la première pierre. La façade est en travertin et elle est ornée de deux rangs de colonnes corinthiennes et composites. L'intérieur est magnifique; il est décoré de vingt-deux grandes colonnes cannelées dont la partie inférieure est de marbre. Les deux chapelles à gauche, de Saint-Joseph et de la famille Albertoni, sont remarquables par la diversité des marbres qu'on y a rassemblés. Dans la première l'attention se porte sur les deux monuments que le prince Jean Altieri y fit construire de son vivant pour lui et sa femme, Laura di Carpegna, et sur leur laconique épitaphe ; nihil est la sienne, umbra, celle de la princesse. Dans la chapelle Albertoni, repose sous l'autel le corps du B. Jean Léonardi, fondateur des clercs réguliers de la Mère de Dieu. Le tableau de la seconde chapelle à droite, dédiée à sainte Anne, est de Luca Giordano. Le monument dans le bras de la croix à droite a été érigé tout récemment par Mgr Pacca, maître de chambre de SS. Pie IX, à la mémoire de son oncle le cardinal B. Pacca, ministre et compagnon d'exil du pape Pie VIII. Notons, en passant, que le palais en face de l'église est celui où vécut et mourut, le 19 avril 1844, le saint et courageux cardinal dont la mémoire sera en éternelle bénédiction. Le maître-autel est surmonté de l'image miraculeuse de la Sainte-Vierge. La Mère de Dieu y est représentée assise, entre deux arbrisseaux, et tenant l'enfant Jésus ; au-dessus d'elle on aperçoit les têtes de saint Pierre et de saint Paul. Le tout est taillé dans un saphir en lignes d'or ou sur une composition imitant parfaitement cette pierre précieuse. Dans une fenêtre de la coupole, on voit deux tronçons d'une colonne en spirale de la pierre que les Grecs appelaient feggitès , iVun mot grec qui signifie lumière du jour, parce qu'à cause de sa transparence elle servait en guise de vitre.
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ÉGLISE DE SA1NTE-MARIE-1N-C0SMEDIN. 297
SAINTE-MARIE-IN-COSMEDIN (S. Maria in Cosmedin), Sur la place de La Bocca délia Verità.
Cette église s'élève sur l'emplacement d'un ancien temple de Cérès et de Proserpine. On voit encore une partie de la cella bâtie en gros blocs de travertin, et huit colonnes du péristyle, qui sont de marbre blanc, d'ordre composite, cannelées; elles ont sept pieds de circonférence. Sept de ces colonnes sont enchâssées dans les murs de l'église. On dit flue celle fut construite par saint Denis au IIP siècle ; elle a été restaurée au VHP par Adrien I qui lui donna la forme basilicale. Quelques auteurs pensent qu'elle a reçu*le nom de Cosmedin des nombreux ornements dont elle fut enrichie par ce dernier pape, le mot xo<r//o5 en grec signifiant ornement. On lui a encore donné le nom de S. Maria in Schola Grceca, parce qu'elle fut le siège d'une confrérie de catholiques grecs qui, poursuivis par les Iconoclastes, sous Constantin Copronyme, vinrent chercher un refuge à Rome. Aujourd'hui le peuple la nomme Bocca délia Verità , à cause d'une énorme figure placée dans le portique de l'église et dont nous avons dit un mot plus haut. L'église (1) est à trois nefs, séparées par des colonnes antiques , et précédée d'un portique où l'on rencontre plusieurs inscriptions du moyen âge. (3) La sacristie est à droite en entrant. On y montre un tableau en mosaïque, fragment d'une composition qui a dû être l'Adoration des Mages et qui provient d'une chapelle que le pape Jean VII avait érigée en l'honneur de la Mère de Dieu, dans la basilique ancienne de Saint-Pierre-au-Vatican. La Vierge Marie y est représentée assise, ayant sur les genoux son divin Enfant qui avance les mains ; une boîte et le bras qui la porte sont tout ce qui reste d'un roi mage. Saint Joseph est debout près du siège de la Vierge, et, du côté opposé, un ange tient un long bâton. (4) L'entrée du chœur d'hiver des chanoines est dans la nef latérale droite. Au fond de cette nef se trouve (5) la chapelle du Saint-
(1) Voir le plan ci-joiot.