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ÉGLISE DE SAINTE-MARIE-DBS-MIRACLES

SAINTE-MARIE-DES-MIRACLES (S. Maria de' Miracoli)

et SAINTE-MARIE-DU-MONTE-SANTO (S. Maria di monte

SANTo), Place du Peuple, à Ventrée du Corso.

Ces deux églises doivent leur origine à des images miraculeuses de la sainte Vierge. I/image de la première de ces églises, peinte sur une muraille, a été transportée à Saint- Jacques-des-Incurables , par le cardinal Salviati. La copie qu'on trouve ici, fut couronnée par le chapitre de Saint- Pierre, en 1646.

La première église de Sainte-Marie-des-Miracles fut confiée, en 1584, à l'un des plus illustres apôtres de la charité chrétienne, saint Camille de Lellis, qui s'y retira pour comr mencer, avec trois compagnons, l'œuvre dont nous avons parlé. Voir Église de Sainte-Madeleine.

L'église actuelle et celle de Sainte-Marie-du-Monte-Santo, furent commencées en 1662 et terminées par le cardinal Quastaldi, sur les dessins de Rainaldi.

Dans la première se trouvent les tombeaux du cardinal Quastaldi et du marquis Benoît Quastaldi, son frère.

Dans la seconde on remarque, dans la troisième chapelle, à gauche, le tableau de l'autel, saint Jacques et saint François devant la sainte Vierge, par Maratta, et les bustes en bronze des papes Alexandre VII , Clément IX, Clément X et Innocent XI, qu'y fit placer le cardinal Quastaldi , en reconnaissance des bienfaits qu'il en avait reçus; ils sont de Lucenti.

SAINTE-MARIE-DE-MONSERRAT (S. Maria di Monserrato), Via di Monserrato, qui aboutit à la place Famèse.

Au quatorzième siècle on érigea dans cet endroit un hôpital pour les Aragonais, les Catalans et les Valençais. L'église fut bâtie en 149S sur les dessins de Sangallo et la façade fut construite plus tard d'après François de Volterre; enfin l'église fut remise à neuf sous la direction de Pierre Camporèse. Son nom lui vient de la célèbre église de Catalogne, et

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i*on y vénère une image semblable à celle du sanctuaire espagnol. L'intérieur est fort riche et on y plaça les tableaux les plus estimés, des tombeaux et autres objets d*art, qui se trouvaient jadis dans Féglise de Saint-Jacques, place Navone, quand les clercs espagnols l'abandonnèrent pour prendre possession de celle-ci. Dans la première chapelle à droite un beau tableau, saint Diego, d*AnnibaI Carrache. Le tableau de la troisième chapelle décorée de beaux marbres, la sainte Vierge avec saint Jacques et saint Vincent Ferrier, est de Saraceni. Sur le mattre-autel on admire un Christ en croix, ouvrage de Sermoneta. Derrière cet autel sont déposés les restes de Callixte III et d'Alexandre VI, transférés ici des caveaux de Saint-Pierre. Dans la première chapelle en quittant le chœur, la statue de saint Jacques, sculptée par Sansovino dans sa jeunesse. Ricci de Novare peignit les fresques de la chapelle suivante, et le martyre de sainte Euialie, dans la dernière chapelle, est de Palmerola, peintre espagnol.

Dans la sacristie se trouvent les deux belles têtes de l'âme bienheureuse et de l'âme damnée, par le Bernin.

SAINTE-MARIE-DES-MONTS (S. Maria de' Monti), Via di S. Maria de* Monti ^ derrière la basilique de Constantin.

Cette église occupe l'emplacement du monastère des Clarisses fondé, en ce lieu, du temps de saint François d'Assise, et transporté ensuite à Saint-Laurent-m-Panepema. Dans les bâtiments du couvent changés en greniers à foin, était restée une image de la sainte Vierge que Dieu voulut rendre chère à la dévotion des fidèles. La première faveur fut obtenue en 1577, et les grâces qui se succédèrent bientôt, en grand nombre, ilirent si remarquables ; les aumônes devinrent également si abondantes, qu'on parvint à reconstruire l'église et à doter le clergé, appelé à desservir le nouveau sanctuaire. Cette image, qu'on vénère aujourd'hui sur le maitre-autel, fut couronnée en 1632. D'excellents tableaux ornent cette église, où nous devons visiter avec respect la tombe sur laquelle on a gravé ces simples mots :

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