ÉGLISE DE SAINTE-MARIE-DU-PEUPLE
a inscrit ces paroles de TÉcriture si justement appliquées à Marie : Tu honorificentia populi nostri; votis^ honneur de notre peuple^ se trouvait primitivement dans le Sancta Sanctorum, à Saint-Jean-de-Latran. Grégoire IX la fit transporter ici à l'occasion de la peste qui se déclara au temps de ce pontife. Dans le chœur (9) tombeau du cardinal Basso, neveu de Sixte IV, et, vis-à-vis, (11) tombeau du cardinal Sf orzi, élevés tous les deux par Jules II, et œuvres remarquables d'A. Sansovino. La voûte du (10) chœur est ornée de fresques du meilleur style dues au pinceau du Pinturicchio. Au centre on voit Notre Seigneur qui couronne sa mère; autour, saint Luc, la sibylle persique, saint. Marc, la sibylle de Delphes, saint Mathieu, la sibylle de Cumes, saint Jean, la sibylle d*Erythrée. Aux angles, saint Ambroise, saint Jérôme, saint Grégoire et saint Augustin. Les vitraux peints, qui datent de Tépoque de Jules II, ont été dessinés par Claude et Guillaume de Marseille, et ont pour sujet la vie de la sainte Vierge. (12) Chapelle de l'Assomption, tabl. par Annibal Carrache. Sur les côtés, le crucifiement de saint Pierre et la conversion de saint Paul sont des fresques de Michel Ange Caravage. (13) Autel de Sainte-Catherine, tabl. par Mazzoni. (14) Autel de la Sainte-Famille, dessiné par le Bernin ; tabl. par Mei, les anges portant les instruments de la Passion. (15) Chapelle du Crucifix. (16) Chapelle Mellini; sur Tautel, tabl. par Masucci : la sainte Vierge et saint Nicolas de Tolentino. (17) Chapelle Chigi, dédiée à Notre-Dame de Lorette, bâtie et dessinée par Raphaël ; c*est une des plus renommées de Rome. Elle est octogone et surmontée d'une petite coupole éclairée par une lanterne. La collection de Florence conserve une première esquisse de cette chapelle. Le tableau de l'autel — la Naissance de la sainte Vierge — a été commencé par Sebastiano del Piombo et achevé par Salviati. David et Aaron dans les lunettes sont de Vanni. Le devant d'autel est en bronze, avec des bas-reliefs exécutés par Lorenzetto. La voûte est couverte de mosaïques exécutées par Louis tle Pace sur les dessins de Raphaël. Elles renferment, dans le rond
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du milieu, la figure du Créateur entouré de huit champs, sur l*uh desquels on voit un ange montrant du geste un globe céleste, qui, avant la restauration effectuée par le Bernin en 1686, poitait Tinscription suivante : Fiant luminaria in firmor mento cœli. Sur les autres champs, on voit le soleil (Apollon), la lune (Diane) et cinq planètes : Saturne, Jupiter, Mars, Vénus et. Mercure ; ces demi-figures sont exécutées sur fond d*or, et chacune d'elles est groupée avec un ange. Les draperies, aussi rehaussées d'or, devaient, dans l'origine, produire un effet éclatant. C'est de cette manière que Raphaël voulut peindre la création des étoiles ; idée excellente sans doute, mais réalisée d'une manière déplorable ; car enfin qui pourra jamais retrouver dans tous ces types païens le récit si simple et si majestueux de la Bible ? De telles peintures ne doivent pas se trouver dans une église chrétienne, et, quel que soit leur mérite, elles ne sont bonnes qu'à détacher les âmes de Dieu. Il parait que, selon le plan de Raphaël, cette coupole devait contenir en mosaïque l'histoire d'Adam, depuis sa création jusqu'à sa chute ; puis la prophétie de la venue du Christ, représentée par quatre statues de prophètes, en marbre, qu'il voulait sculpter lui-même ; et enfin, au-dessous, l'accomplissement de cette prophétie, en trois grandes peintures murales : la Nativité, la Mort et la Résurrection du Christ. L'artiste n'exécuta que la création des étoiles. Des statues, il ne termina que le Jonas et ne toucha point à VElie que le sculpteur Lorenzetto avait ébauchée. Plus tard le Bernin fit placer dans deux autres niches les statues de Daniel et i'Uabacuc. L'immense pyramide qui sert de tombeau à Sigismond et à Augustin Chigi, est du même maitre. (18) Moaument de la princesse Chigi, née Odescalchi et morte en 1771, par Paolo Posi. (19) Chapelle Pallavacini. Sur l'autel, tabl. de Rossi, le baptême de Notre-Seigneur. Dans le corridor qui conduit à la sacristie, on remarquera un superbe bas-relief représentant la sainte Vierge, sainte Catherine et saint Augustin. Dans la sacristie on voit un magnifique tabernacle qui ornait primitivement le maitreautel, et qui renfermait la peinture de la Madone miraculeuse.