PEINTURES DE SAINT-ÉTIENNE-LE-ROND
une homélie, assis sur le siège de marbre qu'on voit à gauche en entrant. Théodore I l'enrichit des corps des saints Prime et Félicien, qui reposent dans la chapelle qui leur est dédiée. Une mosaïque décore la voûte de cette chapelle ; au sommet est une main qui tient la couronne des martyrs ; plus bas une image en buste du Sauveur; au-dessus une grande croix gemmée qui descend jusque sur le sol. Les saints Prime et Félicien sont représentés debout, de l'un et de l'autre côté de la croix, soutenant de la main droite un volumen appuyé sur la main gauche que recouvre leur manteau ; l'un et l'autre sont désignés par leurs noms qui se lisent près des têtes : t SCS. primus. t ses. felicianvs. Les terrains sont garnis de plantes fleuries, et une inscription règne au-dessous sur toute la longueur :
ASPICIS AVRATVM CAELESTl GYLMINË TECTVM ASTRIFERVM QVE MIGANS PRAECLARO LVMINE FVLTUM.
« Tu vois ce lieu dont le faîte céleste est doré et ce divin visage brillant d'une clarté lumineuse. »
Les deux saints sont nimbés. La tête du Sauveur est renfermée dans un disque qui en est à la fois le nimbe et le cadre. Nicolas V mit l'église dans l'état où nous la voyons aujourd'hui. Elle avait autrefois un double portique, mais, comme elle tombait pour ainsi dire en ruines, ce Souverain Pontife fit fermer les entrecolonnements du premier péristyle et forma ainsi le mur de la circonférence extérieure que l'on voit aujourd'hui. L'intérieur rappelle la magnificence des édifices anciens. Son diamètre est de 133 pieds, elle est soutenue par 56 colonnes ioniques et corinthiennes. Sur les murs des entrecolonnements Pomerancio et Tempesta ont représenté les souff'rances que les martyrs eurent à subir pendant les trois siècles de persécutions qui ont signalé l'établissement du christianisme. Voici comment Mgr Luquet (1) décrit les peintures de Saint-Etienne.
Qu*y voyez-vous? £l vous est-il possible de supporter longtemps ce spectacle?
(4) Mgr Luquetf ouvrage cité, t. V, p. 29.