‹ Rome & ses monumentsChapitre 235 sur 384 · PEINTURES DE SAINT-ÉTIENNE-LE-ROND · texte numérisé non relu

PEINTURES DE SAINT-ÉTIENNE-LE-ROND

D*abord Jésus- Christ en croix, et à ses pieds une foule de martyrs tenaot leurs palmes et triomphant dans la mort, comme leur divin Maître. Puis la Vierge des douleurs; et à la suite les saints Innoceols, ces fleurs des martyrs. Vous y verrez ensuite saint Etienne lapidé par les Juifs, saint Pierre mis en croix et saint Paul décapité ; d'autres chrétiens brûlés ou revêtus de peaux de bètes et déchirés par des chieos dans le cirque de Nérou ; saint Vital enterré vif, et sainte Thècle attachée à la queue de taureaux furieux ; saint Gervais tué à coups de bâton, et les saints Prolais, Pro~ cesse et Martinien décapités.

Saint Jean dans Teau bouillante, sousDomitien, et saint Clet décapité; saint Denis portant sa tête tranchée, sainte Flavie Domitille brûlée avec ses compagnes, saint Nérée et saint Achillée décapités.

Saint Ignace d'Antioche exposé, sous Trajan, aux bêtes de Tamphithéâtre; saint Clément, pape, jeté à la mer, et saint Simon crucifié.

Saint Eustache et ses compagnons enfermés, sous Adrien, daos un taureau de. bronze rougi au feu, saint Alexandre, pape, décapité, sainte Symphorose jetée dans TAnio et ses enfants martyrisés de la maoiëre suivante. « Crescent a le cou tranché par le glaive, Julien est percé à la » poitrine, Primitivus au ventre, Justin est coupé en morceaux, Stacteus » est percé de flèches, Eugène est partagé en deux (4). »

Une autre mère et sept enfants, sainte Félicité avec ses fils, offre un spectacle aussi affreux que le précédent; et ce dernier martyre eut lieu sous les Aotooins les pieux, les philosophes. 11 en est de même du supplice infligé au pape saint Pie / et à saint Polycarpe, vieillard de 80 ans, qui, épargné miraculeusement par les flammes, fut frappé du glaive comme saint Justin. Viennent, sous Aurélien, les généreuses vierges Marguerite déchirée avec les ongles de fer, et Blandine exposée à la fureur d*un taureau ; saint Attale assis sur un siège rougi au feu, et saint Ponticus, enfant de quiuze ans, tourmenté de la plus cruelle manière; sainte Félicité dévorée par les bêtes avec d'autres chrétiens.

Sous Septime Sévère et Caracalla, saint Victor, saint Zcphirin, papes, et les saints Léonide et Basilide, martyrisés sous les mêmes empereurs, aiusi que la vierge d'Alexandrie à qui l'on verse de la poix brûlante sur la tète.

Saint Calixte, pape, précipité dans un puits sous Alexandre Sévère, saint Calépodius traîné à la queue d'un cheval et ensuite jeté dans le Tibre ; sainte Martine dont on arrache les chairs, sainte Cécile^ saint Urbain, pape, saint Tiburce, saint Valérien, saint Maxime et d'autres massacrés par les bourreaux, saint Pontien, pape, mourant de misère en Sardaigoe.

Sous Dèce Valérien et Gallien, saiJUe Agathe, la chaste vierge, à qui l'on torture le sein ; saint Cyprien, saint Fabien et saint Corneille martyrisés ; saint Tryphon mourant dans les flammes, les saints Abdoîi et Sennen défi) Actes rapi)ortés dans le Bréviaire romain.

388 PEINTURES UE SAIMT-ÉTIENME-LE-RONO.

Torés par les bétes , sainte Apolline à qui Ton arrache les dents, le pape saint Etienne décapité sur son siège, sainte Cohinte traînée par les pieds, saint Venance précipité du haut d*un mur, saint Laurent brûlé sur uo gril, saint Hippolyte traîné à terre par des cberaux, sainte Rufine et sainte Seconde jetées dans le Tibre, saint Proie et saint Hyacinthe frappés de la hache, trois ceuts chrétiens jetés dans un four à chaux, deux cents soldats percés de flèches; saint Tertullin dont on brûle les chairs arec des flambeaux ; saint Nemésion décapité, saint Sempronius, saint Théodule et sainte Eampérie brûlés. Un peu plus loin saint Maris est suspendu avec une pierre aux pieds, sainte Marthe, sa femme, a les mains coupées, Audifax et Abachunit leurs fils, sont déchirés avec les ongles de fer ; saint Cyprien et sainte Justine sont rôtis dans une chaudière, saint Valentin et quarante compagnons sont mis à mort sous Claude le Gothique.

Sous Aurélien on voit saint Agapit, enfant de 45 ans, étouffé dans la fumée, sainte Catherine frappée d'un glaive, sainte Colombe brûlée, saint Chrysanthe et saint Darie enterrés vifs.

Sainte Agnès sur le bûcher, sous Dioclétien et Maximien, ainsi que sa sœur de lait Émérentienne lapidée sur son tombeau. Saint Caïus, pape, décapité ; une quantité de chrétiens brûlés, tués ou noyés avec le saint évèque Anthime; saint Érasme arroi^ de plomb fondu, saint Biaise dont on déchire les chairs ; sainte Barbe brûlée avec des flambeaux, saint Eustache et ses compagnons torturés de diverses manières ; une ville entière de Phrygie brûlée par haine de la foi ; deux jeunes chrétiens renouvelant pour Dieu l'acte de courage de Mucius Scévola, le brutal assassin politique; saint Vincent, saint Prime et saint Félicien torturés ou mis à mort; sainte Anastasie sur le bûcher, les Quatre Couronnés mis à mort; saint Pierre^ saint êiarcellin et saint Ennius frappés de la hache ; sainte Lucie percée à la gorge et sainte Euphémie jetée dans une fosse, au milieu des serpents. Ailleurs ce sont les chrétiens à qui Ton arrache les yeux, d'autres sont noyés dans des caisses de plomb ou suspendus à des arbres et mis en pièces. Saint Vit , saint Modeste et sainte Crescence sont plongés dans la poix bouillante ; d'autres martyrs sont exposés aux bétes ; saint Came et saint Damien, saint Pantaléon, saint Saturne, sainte Susanne et saint Gornius, saint Adrien, saint Éligius et saint Théobor sont massacrés.

Sous Maxence, sainte Catherine d'Alexandrie est exposée à la roue armée de pointes de fer et les philosophes qu^elle a convertis, brûlés ; sainte Faustine, saint Porphyre avec une cohorte de soldats sont mis à mort, ainsi que le pape saint Marcel; d'autres chrétiens sont hachés par morceaux ou jetés aux bétes.

Sous Maximien et Liclnius, saint Pierre d'Alexandrie est massacré avec ses compaguons; les quarante martyrs deSébaste sont exposés nus, pendant toute une nuit, sur un lac glacé; saint Siméon et seize mille chrétiens sont massacrés sous Saper.

Au temps de Julien l'Apostat, saint Jeanel saint Paul sont décapités;

Eglise de saintb-susanne. 389

sainU Bibiane e»t frappée d'un glaif e à la gorge, $aint Artème est écrasé eatre deux pierres, saint Pigmène est précipité dans le Tibre et d'autres chrélieDs sont massacrés.

Sous l'hérltique Valens quatre-vingts prêtres ou ministres sacrés sont brûlés avec le vaisseau qui les portait.

Un tableau général de la persécution des Vandales en Afrique nous montre les chrétiens suspendus, déchirés, foulés aux pieds des chevaux, et massacrés après qu'où eut coupé la langue à plusieurs.

La dernière peinture enfin de cette douloureuse galerie représente la foule des héros, vainqueurs des tyrans, du monde et d'eux-mêmes, arrivant au triomphe de Téteroelle Jérusalem.

Spr les murailles de la chapelle, consacrée à saint Prime et à saint Félicien, on les voit battus de verges, exposés aux bêtes et visités en prison par un ange. Puis saint Prime suspendu par les bras, avec .une pierre aux pieds et torturé par le feu; ailleurs, on lui coule du plomb fondu dans la bouche, tandis que saint Félicien est suspendu pendant trois jours les mains clouées, et une pierre aux pieds. Finalement on leur tranche la tête, et les chrétiens déposent leurs corps dans la catacombe de la Voie Nomentane. Ces peintures sont d'Ant. Tempesta, à qui Ton doit aussi le massacre des saints Innocents et la Vierge des Sept- Douleurs dans le bas-côté. Le P. Pozzi a peint le tableau de l'Annonciation.

Cette église est une des plus intéressantes de Rome; les Romains viennent y apprendre à leurs enfants l'histoire des trois premiers siècles de l'Église catholique, et c'est vraiment chose curieuse, dit-on, comme cette histoire est connue de tous. Grégoire XIII céda San-Stefano aux Jésuites qu'il chargeait alors du Collège germanique. Le 36 décembre, les élèves viennent y chanter une grand'messe en chant grégorien. L'autel central fut exécuté par un boulanger suédois qui le donna à cet établissement.

SAINTE-SUSANNE (S. Susanna),

Sur la place des Thermes, à côté de Féglise de S. Maria délia Vittoria,

Cette sainte vit sa chasteté visiblement protégée par la Providence. Après avoir refusé pour époux Galère Maximilien, fils de Dioclétien, elle fut frappée dans la maison de son père, saint Gabinus. On convertit bientôt cette maison en église avec celle du pape saint Caius, oncle de la sainte, d'où lui vient le nom de iSaiut-Gabinus et de Sainle-Suzaiuie-a4-

Page 1