GALERIE BRACCIO NUOVO
VI« niche : magnifique statue de Julie, fille de Titus. VII« niche : l'Abondance. VHP niche : la belle statue de Démosthènes. Le bas-relief au-dessus de la porte de la bibliothèque représente Ulysse au combat.
Au fond de la galerie, sur un piédestal, l'admirable statue de TAthlëte, ou coureur, tenant dans la main gauche un striglle pour s'enlever la sueur et, dans la droite, le dé qui lui assigne son rang de coureur : elle fut trouvée, en 1849, dans le Trastevfre près de Sainte-Cécile.
Mur à gauche, I~ niche : Amazone. Buste de Ptolomée, petit-fils d'Antoine et de Cléopâtre. II* niche : la Clémence. IIP niche : belle statue d'Antonia, femme de Drusus, trouvée à Tusculum par Lucien Bonaparte. IV« niche : Plotine (?). Le bas-relief supérieur représente le triomphe de Titus. 81 . Buste d'Adrien. V** niche : Diane avec le chien à ses pieds. VI** niche : la Fortune, belle statue trouvée à Ostie. VIP niche : philosophe grec. VIII" niche : Vénus Anadyomène, l'une des meilleures statues de cette galerie.
Hémicycle. La célèbre statue colossale du Nil, représenté couché avec seize enfants qui symbolisent les seize coudées de sa crue. Elle fut trouvée sous Léon X, près de l'église de Saint-Etienne du Caeco, où était anciennement le temple d'Isis et de Sera pis; elle date du temps d'Adrien.
La mosaïque qui forme le pavement de cet hémicycle représente la Vertu qui féconde la Nature ; elle fut trouvée, en 1801, à Poggio Mirteto.
Sur la console du milieu, buste de Pie VII, par Canova. Le bas-relief représente le combat des Centaures etdesLapithes. Dans les niches, statues d'Apollon, de Pallas, de cinq Athlètes, de l'Espérance et de Diane. Les grands masques de Méduse, places sur des tronçons de granit rouge oriental, furent trouvés avec ceux qui sont de l'autre côté près du temple de Vénus et de Rome.
Continuation du mur à gauche. I" niche : Julie, fille de Titus. 112. Buste de Junon Regina. IP niche : Minerve Medica, un des plus beaux restes de la sculpture grecque. IIP niche : Claude portant la toge. IV« niche : Faune, dans l'attitude de ceux qu on appelle Faunes de Praxitèle. 121. Un beau buste de Commode. V« niche : Lucius Verus. Le bas-relief représente le triomphe de Trajan. Vp niche : Dioscobole. 127. Esclave Dace, du Forum de Trajan. VIP niche : Domitien. VHP niche : Mercure, beau monument de l'art grec, en marbre pentélique.
Nous rentrons dans la galerie du musée Chiaramonti pour
420 MUSÉE PIO-CLÉMENTINO.
nous rendre au musée Pio-Clexnentino, ainsi nommé des papes Clément XIV et Pie VI qui ont fait les acquisitions les plus importantes.
Il renferme les collections formées par Jules II, Léon X, Clément VII et Paul III, et Ton peut dire ici avec M. Murray que c'est le premier musée du monde. Pie VI peut en être regardé comme le véritable créateur, puisqu'il l'a enrichi de deux mille objets et qu'il a bâti toutes les magnifiques salles destinées à renfermer ces trésors. N'oublions pas que ce pape vivait à la fin du siècle qu'on a si fastueusement décoré du nom de siècle de lumières, et ne nous lassons pas de demander où se trouvent les collections réunies par les rois, les ministres et les philosophes de cette brillante époque. On arrive au vestibuk carré par un escalier, à gauche duquel il y a une entrée au Musée égyptien.
Vestibule carré. Les fresques ont été peintes par Daniel de Vol terra sous Jules II. On y remarque le Torse nu Belvédère, trouvé dans les thermes de Caracalla, œuvre d'Apollonius, fils de Nestor l'Athénien. On regarde généralement ce travail comme un fragment d'une statue d'Hercule en repos. Michel Ange se disait l'élève de ce torse, et Winckelmann affirmait que c'était l'œuvre dart qui se rapprochait le plus de l'Apollon du Belvédère. Vis-à-vis est le sarcophage DE SciPioN Barbatus, bisaïeul de Scipion l'Africain et le vainqueur des Samnites, trouvé dans le tombeau des Scipions, près de la porte de Saint-Sébastien, ainsi que les inscriptions placées dans le mur, autour de ce sarcophage. Le buste qui le surmonte est probablement le portrait d'un des Scipions. Quand on ouvrit ce tombeau, en 1780, deux mille ans après la mort de cet illustre romain, on y trouva son squelette entier; il avait au doigt une bague que le pape Pie VI donna à lord Algernon Percy. Celui-ci la fit placer dans la collection de lord Beverley. De ce vestibule on passe dans le
Vestibule rond. Au milieu de ce salon, beau bassin en marbre \iolei pavonazzetto. Les fragments de statues que l'on voit à droite et à gauche sont très-remarquables. — Sur le balcon, ancienne horloge en marbre, marquant les points cardinaux et les noms des vents en grec et en latin. De ce balcon on jouit d'un panorama magnifique qui embrasse les monts Albains et les Apennins de la Sabine. Aussi a-t>on donné à cette partie du palais le nom de Belvédère. Vient ensuite la
CHAMBRE DU MÉLÊAGRB. 431
Chambre du Méléagre. Le fils (l*Énée a tué le terrible sanglier dont la hure s'élève à côté de lui comme un trophée ; il paraît s*appuyer sur une lance, et la main qui la tenait, est perdue. Cette statue a été trouvée dans une vigne, hors de la porte Protèse, ou sur le mont Esquilin, et a été donnée au musée par Clément XIV. À droite, un bas-relief : Tapothéose d*Homëre par les Muses, et à gauche, un autre bas-relief : un port de mer ; plus bas la tête d'une statue colossale de Trajan, trouvée à Ostie. Cette tète est placée sur un bas-relief, représentant une galère romaine à double rang de rames, trouvé dans le temple de la Fortune, à Préneste. On y remarque encore Tinscription qui a rapport à Lucius Mummius, consul de Rome, qui défit, en Tan 147 avant l'ère chrétienne, les Achéens et prit la ville de Corinthe. Cette inscription constate qu'après cette victoire, il dédia un temple à Hercule Vengeur, comme il l'avait promis avant la guerre. A l'extrémité de cette chambre est le fameux escalier de Bramante, Nous voici maintenant dans la
Cour du Belvédère. Cette cour, bâtie sur les dessins de Bramante , est octogone et entourée d'un portique , aux angles duquel il y a quatre cabinets. C'est dans cette partie du palais que trônent les chefs-d'œuvre de la sculpture antique.
Premier portique, — En commençant la visite du côté droit, on voit d'abord un sarcophage avec bas-reliefs de faunes et de bacchantes. — Sarcophage avec inscription grecque et latine de Sextus Varius Marcellus, père de l'empereur Héliogabale. — Une baignoire, en basalte noir, trouvée dans les thermes de Caracalla.
Premier cabinet, — Perses et les deux pugilateurs de Canova. — Dans les niches, aux deux côtés de l'arc, les statues de Mercure et de Pallas.
Secotid portique. — Sarcophage avec beaux bas-reliefs de Bacchus et Ariane. — Sarcophage, sur lequel on voit des prisonniers implorant la clémence du vainqueur. — Statue de Sallustia Barbia Orbiana, femme d'Alexandre-Sévère. — Sarcophage, sur lequel on voit Achille qui vient de tuer Penthésilée, reine des Amazones.
Second cabinet. — L'Atinoûs du Belvédère et, d'après Visconti, Mercure. Cette statue, trouvée sur l'Esquilin, est remarquable par la beauté des proportions et la science anatomique qui s y déploie. Poussin l'avait choisie pour y étudier les proportions de la figure humaine. — Deux bas-reliefs.
42â LE BELVÉDÈRE AU VATICAN.
dont l'un représente Achille après la mort de Peathésilée, le même sujet que celui du sarcophage du second portique, et l'autre une procession isiaque. — Dans les niches, les statues de Priape et du jeune Hercule.
Troisième portique. — Deux sarcophages avec bas-reliefs représentant l'un, les Néréides qui portent les armes d'Achille, et l'autre, les quatre saisons. — Vis-à-vis, une baignoire de granit rouge. — Devant la porte d'entrée de la salle des animaux, deux colonnes de vert antique et deux dogues, d'excellente sculpture. — Deux sarcophages. Sur l'un, combat des Athéniens et des Amazones, et sur l'autre, les Génies des Bacchanales. — Vis-à-vis, une baignoire en granit.
Troisième cabhiet, — Le Laocoon. Cet admirable groupe, que Michel Ange appelait « le miracle de l'art, » fut trouvé, en 1506, dans la vigne de Prédis, sur l'Esquilin, entre les Sette Sale et Sainte-Marie-Maieure. Pline raconte dans son histoire que ce chef-d'œuvre de l'art, fait d'une seule pièce, avait été placé dans le palais de Titus et qu'il était l'œuvre de trois sculpteurs rhodiens, Agésandre, Polydore et Athénodore. Michel Ange y découvrit néanmoins trois morceaux, mais si adroitement réunis qu'ils avaient trompé la sagacité de Pline. Ces trois statues ont été restaurées par Cornacchini, artiste florentin, et Fra Angelo de Montorsoli, élève de Michel Ange. Le bras droit du père et ceux des deux enfants seraient donc de ces deux artistes. A quelle école appartient ce magnifique travail ? Lessing y voit l'œuvre de statuaires grecs vivant à l'époque des premiers empereurs ; Winckelmann au contraire le fait remonter au temps des Praxitèle et des Lysippe. Quoiqu'il en soit, il est impossible de ne pas se sentir ému devant la scène touchante si bien rendue par les trois sculpteurs rhodiens.
Fatigués d'un siège qui durait depuis dix ans, tes Grecs méditèrent de s'emparer de Troie par la ruse : ayant construit un énorme cheval de bois, ils cachèrent dans ses flancs des guerriers armés, et le firent avancer sous les murs de la ville assiégée. Laocoon, prêtre d'Apollon et de Neptune, s*opposa de toutes ses forces à l'entrée de ce cheval dans llion ; il osa même lancer un trait contre cette machine fatale à sa patrie. Mais les divinités ennemies do Pergame s'irritent de cette audace, et, au moment où le prêtre sacrifiait à Neptune sur le bord de la mer, tout-à-coup , du sein des flots , deux serpents s'élancent sur Laocoon et ses deux fils ; vainement les trois victimes luttent contre les deux monstres, ceux-ci leur brisent les membres en repliant trois fois autour de leur corps leurs ncBuds inextricables.