ARCS DE OOLÀBELLA ET DE DRUSUS
ces ; 3^ Trajan haranguant ses soldats ; 4^ le même offrant à Mars un suavetaurile, c'est-à-dire un sacrifice consistant en un porc, un bélier et un taureau. Les bas-reliefs ronds qui sont au-dessous représentent alternativement des chasses et des sacrifices offerts par le même empereur à Apollon, Mars et Diane. Les Victoires des piédestaux des colonnes appartiennent à répoque de Constantin. On a prétendu quelquefois que ces deux mots de Tinscription, instinctvdivinitatis, avaient remplacé dhs faventibvs ou nvtv jovis opt. max. qui s'y seraient trouvés antérieurement ; comme si le premier empereur chrétien avait reconnu les divinités payennes, même après sa conversion. C'est là une de ces assertions gratuites dont H. de Rossi a fait pleinement justice dans son Bulletin archéologique, 1. 1, p. 87. Sur les petits arcs latéraux, on lit voTis X et voTis XX d'un côté, et sic x, sic xx de l'autre, pour exprimer les vœux que le sénat faisait de dix en dix années. Le voyageur n'oubliera pas de remarquer deux autres inscriptions très-intéressantes : liberatori vrbis, au libérateur de la Ville, et fvndatori qvietis, à l'auteur du repos; dénominations bien légitimes accordées au prince qui avait mis un terme aux persécutions et ramené dans l'Empire le règne de la paix. Ce superbe monument a été dégagé par Pie VII.
2. Arc de Dolabella (près de la rue qui de l'église des Saints-Jean-et-Paul conduit à 5. Maria in Dominica)^ construit en travertin, l'an 10 de l'ère chrétienne, par les consuls Dolabella et Silanus. A côté, se trouve l'église de Saint-Thomasin-Formis^ anciennement possédée par les Pères de la Rédemption des Captifs, ordre fondé par S. Jean de Matha qui établit ici un hôpital et y mourut en 1S13.
3. Arc de Drusus (à une légère distance de la porte 4e Saint-Sébastien sur la Voie Appienne), élevé par le Sénat en l'honneur de Drusus, après la mort de ce prince, pour éterniser la mémoire des victoires qu'il avait remportées sur les Germains. Il est d'une seule arcade et en travertin, avec une corniche de marbre et deux colonnes de marbre africain de chaque côté. Le canal (specm)^ qu'on voit dans la partie supérieure, appartient à l'aqueduc qui amenait les eaux dans les thermes de Caracalla,
ARCS DE JANl'S QUADRIFONS ET DE SEPTIME SÉVÈRE. 49
4. Arc de Gallien (près de l'église des 5S. Vito e Modesto sur rasquilîn), érigé l'an 260 de l'ère chrétienne par un certain Marc Aurèle Victor, en l'honneur de Gallien et de sa femme Salonine. Il a une seule arcade en travertin d'une grande solidité et quatre pilastres corinthiens.
5. Arc de Janus Quadrifrons (près de 5. Georgio in Velabro). n est formé de quatre arches, qui correspondaient chacune aux rues aboutissant à ce carrefour, et qui offraient un abri aux négociants du marché aux Bœufs, Forum boarium, au milieu duquel s'élevait cet arc. Chacun des larges piliers est revêtu entièrement de marbre blanc et orné de six niches.
6. Arc de Septïme-Sévére au Forum, élevé l'an 208 par le Sénat et le Peuple Romain pour célébrer les victoires remportées par Septime-Sévère dans la guerre des Arabes. Il est dédié à l'empereur et à ses deux fils Géta et Caracalla, qui reçurent avec leur père les honneurs du triomphe. Ce monument de marbre blanc est formé par trois arceaux, ayant de chaque côté quatre grandes colonnes d'ordre composite cannelées. Au-dessus des arcades latérales sont sculptés des bas-reliefs, représentant les expéditions faites par Septime Sévère contre les Arabes, les Parthes et les Adiabénieris. L'attique est revêtu d'une inscription portant que le Sénat et le Peuple Romain avaient élevé ce monument à Septime Sévère et à ses deux fils Géta et Caracalla. Quand ce dernier eut fait tuer son frère, il ordonna de raturer le nom de sa victime (et . p . septimo . get^e . nobilissimo . CiCSARi) et de le remplacer par les mots : optimis fortissinisque pringipibus, princes très-bons et très-courageux, qu'on y lit encore aujourd'hui, en même temps qu'on y voit les traces de l'inscription effacée. Dans le côté occidental est un escalier de marbre qui conduit à la plate-forme, où l'on voyait autrefois Septime- Sévère et ses deux fils debout sur un char tratné par six chevaux de front, et ayant de chaque côté un cavalier et un soldat à pied. Cet arc resta longtemps enterré, comme on peut le voir dans presque tous les ouvi'ages d'archéologie du siècle dernier. Il fut seulement entièrement dégagé, en 1803, sous Pie VU.