‹ Rome & ses monumentsChapitre 277 sur 384 · SALLE DE CONSTANTIN AU VATICAN · texte numérisé non relu

SALLE DE CONSTANTIN AU VATICAN

tificaie. La troisième fresque représente en trois épisodes saint Pierre déliwré de sa prison. Au-dessus de la fenêtre on voit à travers des barreaux saint Pierre enchaîné entre deux gardiens. Tous trois dorment profondément. Un ange éclatant de lumière vient pour sauver le prisonnier. Â droite de la fenêtre , Tange fait passer saint Pierre au milieu des soldats endormis qui gardent les abords de la prison. A gauche, les soldats s'éveillent et sont consternés de cette fuite inattendue. Les deux premiers sujets sont éclairés par la figure lumineuse de Fange ; le dernier, par une torche que porte un des gardiens, et par la faible lueur de la lune. Ces différentes lumières donnent à la composition un aspect saisissant et très-original. Bellori pense que cette fresque est une allusion à la délivrance presque miraculeuse de Léon X, après qu'il eut été fait prisonnier par les Français à la bataille de Ravenne, où il assistait en qualité de léeat. Le premier anniversaire de cette délivrance tomba précisément le tour de l'élévation de Léon X au pontificat, et il est vraisem- )lable que le pontife ait nensé à faire perpétuer ce souvenir dans la fresque de saint Pierre. La quatrième peinture murale nous montre Attila arrêté dans sa marche par saint Léon le Grand. Dans la fresque , le roi des Huns est à cheval , au centre de la mêlée. La vue des patrons de Rome, saint Pierre et saint Paul, semble lui inspirer de la crainte. Un épouvantable ouragan bouleverse l'atmosphère et jette la terreur parmi les hordes barbares; les chevaux frémissent, et dans cette confusion les trompettes sonnent la retraite. A gauche, saint Léon le Grand , sous les traits de Léon X, environné des grands personnages de la cour de Rome vêtus comme ils l'étaient du temps de Raphaël, s'avance calme et rassuré au devant d'Attila.

IV. Salle de Constantin. Raphaël mourut avant d'avoir pu peindre la plus vaste des quatre chambres du Vatican aux-» quelles il devait donner son nom. Toutefois il avait déjà peint à l'huile les deux figures de la Mansuétude et de la Justice

au'on y voit encore ; il légua la décoration de cette salle à eux de ses élèves chéris, Jules Romain et Penni. Le premier exécuta la défaite de Maxence par Constantin sur le pont Milvius, sujet dont Raphaël lui avait laissé le dessin. Le moment choisi par l'artiste est celui où la victoire se décide. Les vaincus sont refoulés vers le Tibre, et l'empereur s'avance, monté sur un cheval magnifique qui s'élance par dessus les ennemis renversés. Il est suivi de porteurs d'étendards, sur lesquels brille la croix triomphante, et de cavaliers sonnant

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de la trompette ; deux anges apparaissant dans les airs témoignent de l'assistance divine et annoncent la victoire. Deux guerriers se précipitent vers l'empereur et lui présentent les têtes tranchées de deux chefs ennemis; un troisième cavalier lui indique Maxence cherchant à fuir à travers les flots. Constantin dirige son javelot contre Maxence. La défaite est visible, et les soldats, poursuivis au milieu du carnage, se sauvent sur le pont Milvius ou dans des barques. 2. Apparition de la Croix à Constantin, au moment oii, haranguant ses soldats, il voit dans le ciel une croix lumineuse avec ces mots : In hoc signo uinces, par Jules Romain. 3. Constantin recevant le baptême des mains de saint Silvestre dans le baptistère de Saint- Jean-de-Latran, par Penni. 4. Constantin donne au pape la souveraineté de Rome. Saint Silvestre est assis sur le trône pontifical; l'empereur, agenouillé, lui présente une petite figure en or de la ville de Rome; peinture de Raphaël dal Colle. Les huit pontires, aux côtés de ces tableaux, sont de Jules Romain et les clairs-obscurs, de Polydore de Caravage. La peinture de la voûte, représentant l'exaltation de la foi, est de Thomas Lauretti et fut faite sous Grégoire XIII ; les autres peintures de la voûte sont des frères Zucchero. '

Nous traversons YAnticamera délie stanze^ ou, Sala de' ckiaroscuri, pour arriver à la

Chapelle de Saint-Laurent [capello di S. Lorenzo) bâtie par Nicolas V pour servir de chapelle particulière à ce souverain pontife, et ornée d'admirables fresques par Frà Angelico. Les sujets traités par ce grand artiste chrétien sont :

Sur le mur à droite, en entrant dans la chapelle : Ordination de saint Etienne par saint Pierre. Saint Etienne distribuant des aumônes. Saint Athanase. Ordination de saint Laurent par le pape Sixte II. Saint Thomas d'Aquin.

Sur le mur à gauche : saint Etienne conduit au supplice. Saint Etienne lapidé. Saint Bonaventure. Saint Laurent devant le préfet Decius. Martyre de saint Laurent. Saint Jean Ghrysostôme.

Sur le mur en face de l'autel : Saint Etienne préchant. Saint Etienne devant ses juges. Saint Laurent recevant les trésors de l'Église des mains du pape saint Sixte II. Saint Laurent distribuant ces trésors aux pauvres.

Les peintures de la voûte représentent les quatre évaogé-

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